Collaboration spéciale Zachary Brouillard, 13 ans, est un garçon très actif malgré son diabète de type 1. Son père Robert estime que le pancréas artificiel de l'IRCM lui permettrait d’être beaucoup plus autonome.

Jusqu’au 8 août, des dizaines d’enfants diabétiques participant à un camp de vacances à Sainte-Agathe-des-Monts testeront un pancréas artificiel mis au point par l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM).

Il s’agit d’un logiciel qui permet d’analyser le taux de glycémie des patients et d’ajuster la dose à être administrée par leur pompe à insuline toutes les dix minutes, le tout de façon automatisée.

«Un tel dispositif permettrait à ma fille de vivre de façon plus normale», a affirmé avec espoir Dominique Tremblay, la mère de Victoria, 14 ans, qui participe présentement à l’étude.

Les enfants atteints de diabète de type 1 et leurs parents ne mènent effectivement pas une vie comme les autres. Comme leur pancréas ne produit pas d’insuline comme il le devrait, les jeunes doivent s’en injecter plusieurs fois par jour à l’aide d’une seringue ou d’une pompe à insuline, un dispositif électronique qui pousse tranquillement l’insuline dans le corps. La quantité d’insuline devant être administrée varie selon le taux de sucre dans le sang, qui varie en fonction de ce que les enfants mangent et de l’activité physique qu’ils font. Ils doivent donc calculer leur taux de glycémie plusieurs fois par jour, soit en piquant leur doigt, soit avec un lecteur placé sous la peau.

«Nous développons un pilote automatique, qui récupère les données du lecteur de glycémie et qui contrôle la quantité d’insuline donnée par la pompe, a expliqué le Dr Rémi Rabasa-Lhoret, directeur d’unité de recherche à l’IRCM. Le but est de maintenir un taux de glycémie le plus stable possible, pour réduire les fluctuations qui peuvent être dangereuses et causer des complications de santé aux yeux, aux reins et au cœur, entre autres.»

«J’ai déjà ramassé ma fille à faire le bacon par terre parce que sa glycémie avait chuté drastiquement, a témoigné Mme Tremblay. On a eu peur qu’elle meure.»

Le Dr Rabasa-Lhoret croit que leur pancréas artificiel pourrait se retrouver sur le marché d’ici à cinq ans. Lui et son équipe de recherche testent pour l’instant sa version actuelle sur 33 enfants volontaires qui participent à l’un des trois séjours de neuf jours au Camp Carowanis, un camp spécialement dédié aux diabétiques. L’expérience se déroulera durant la nuit, un moment particulièrement difficile pour les enfants et leurs parents.

«Dans le jour, Zachary ressent ses baisses de sucre. Par exemple, il va avoir les jambes molles. Mais pendant la nuit, ce n’est pas nécessairement le cas, a expliqué Robert Brouillard, le père de Zachary, 13 ans, qui participe aussi à l’étude. Les parents doivent tous se lever pendant la nuit pour faire un test.»

Tout comme plusieurs parents, la direction du camp Carowanis n’a pas hésité à collaborer au projet. «Nous sommes heureux de soutenir la recherche en mettant à la disposition de l’IRCM un bassin concentré d’enfants diabétiques et très actifs», a déclaré Marie Binette, la directrice du camp.

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