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Un appareil de la taille d’une balle de ping-pong qui extrait le sang par capillarité pourrait à terme remplacer les aiguilles, à en croire des représentants de Tasso Inc., une entreprise qui travaille conjointement avec l’Université du Wisconsin-Madison sur ce projet.

Plutôt que d’extraire le sang des veines, qui sont des canaux clos, l’appareil le récolte à partir de vaisseaux sanguins microscopiques ouverts, appelés capillaires.

La prise de sang dure deux minutes, au cours desquelles une sorte d’aspirateur récolte le sang par capillarité dans un récipient intégré détachable que l’on peut envoyer tel quel au laboratoire pour analyses.

À en croire différents articles, l’opération serait complètement indolore.

Cet appareil recourt à une technologie appelée microfluidique, qui s’appuie sur les systèmes manipulant des fluides quasi-microscopiques. À ce sujet, Ben Casavant, cofondateur de Tasso précise : «À cette échelle, la tension de surface prend le pas sur la gravité, et cela permet d’acheminer le sang peu importe le positionnement de l’appareil.»

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À ce jour, l’appareil est capable de récolter 150 microlitres en 2min, une petite dose cependant suffisante pour contrôler son cholestérol, les infections, l’évolution des cellules cancéreuses et son taux de sucre, même si le diabète n’est pas un marché ciblé par l’appareil du fait de la fréquence rapprochée à laquelle les diabétiques doivent tester leur glycémie.

Le fabricant travaille actuellement sur un appareil similaire permettant de réaliser des tests de dépistage du VIH.

La partie jetable de l’appareil ne se compose que de six morceaux de plastique moulés par injection, explique Ben Casavant, notant au passage que cela devrait considérablement réduire les coûts de production en comparaison avec les aiguilles hypodermiques habituellement utilisées.

L’entreprise Tasso a récemment reçu une subvention de 3 millions de dollars de la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA) pour ce projet.

Avec cet argent, elle prévoit de développer une manière de stabiliser le sang à 60 degrés C pour qu’il reste utilisable après une semaine, et ainsi éliminer une partie coûteuse du processus.

Aujourd’hui, les prélèvements sanguins sont réfrigérés et doivent toujours rester à la même température pour pouvoir être analysés plus tard, un processus coûteux qui sous-entend une chaîne du froid continue.

À en croire le communiqué de presse du fabricant, en éliminant la nécessité de chaîne du froid pour le transport des prélèvements, chacun pourrait réaliser sa prise de sang chez soi et l’envoyer au laboratoire par courrier pour analyse.

http://www.tassoinc.com

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