Getty Images/iStockphoto

EDMONTON – Le cas de «maladie de la vache folle» signalé en février dernier sur une ferme albertaine est vraisemblablement dû à une petite quantité d’aliments contaminés avant le renforcement des règles, conclut l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).

Aucune partie de la vache de boucherie Angus n’a par ailleurs intégré la chaîne alimentaire humaine ou animale, assure l’ACIA.

La bête était née en mars 2009, soit 20 mois après le renforcement de l’interdiction d’Ottawa frappant les aliments du bétail. Mais un cas précédent d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) avait été diagnostiqué en 2004 chez un animal né dans la même ferme. Or, comme «aucun événement significatif n’a pu être lié» à ce nouveau cas, l’agence fédérale n’écarte pas le risque de contamination par une petite quantité d’aliments résiduels contaminés cinq ans plus tôt sur cette ferme.

Ce cas d’ESB — le 19e au Canada — avait poussé quelques pays à suspendre un certain temps leurs importations de boeuf canadien.

L’ACIA soutient par ailleurs que la probabilité qu’un autre animal devienne infecté est négligeable. Il est aussi «hautement improbable» que la bête ait été infectée dans un abattoir ou une installation d’équarrissage, soutient l’agence fédérale. Toutes les bêtes de ce producteur ont été abattues ou le seront bientôt, alors que d’autres sont déjà mortes. Cependant, près de 120 vaches de boucherie de cette ferme ont été exportées à l’étranger pour abattage, et ces pays ont été prévenus, indique l’ACIA.

Une éclosion d’ESB en 2003 avait coûté des milliards de dollars à l’industrie canadienne de l’élevage, lorsque des pays ont fermé leurs portes au boeuf de l’Ouest.

L’encéphalopathie spongiforme bovine est une maladie dégénérative incurable du cerveau et du système nerveux. Elle est causée par des protéines anormales — les prions — qui peuvent être véhiculées dans de la nourriture. Les humains qui consomment du boeuf contaminé peuvent développer la maladie de Creutzfeldt-Jakob, aussi mortelle. On a dénombré moins de 250 cas de cette maladie dans le monde.

Aussi dans Vivre :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!