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Le Regroupement des comités des usagers (RPCU) dénonce un «abonnement» offert par un organisme sans but lucratif, qui promet des conseils et du soutien aux usagers du réseau de santé pour une cotisation annuelle de 50$.

C’est la situation financière précaire du Conseil de protection des malades (CPM) qui a incité ses dirigeants à demander depuis novembre une contribution pour avoir accès à des services pour lesquels ils possèdent une expertise depuis plusieurs années. Appelée «Protection santé», l’adhésion donne notamment droit à des conseils pour faciliter «l’accès à une meilleure relation avec votre médecin, à un diagnostic ou à un document détenu par un établissement de soins», à des conseils juridiques par téléphone et à la formulation et au suivi de plaintes à l’égard du réseau de santé.

Pierre Blain, directeur général du RPCU, qualifie l’initiative de «commercialisation disgracieuse de services» et «d’exploitation des personnes les plus vulnérables». «Des patients qui ont reçu une brochure sont venus nous voir, préoccupés d’être obligés de payer pour obtenir des soins. Dans le réseau public, ces services sont déjà disponibles gratuitement, notamment via les comités des usagers et les commissaires aux plaintes», estime M. Blain.

«Les services qu’on offre vont un peu plus loin, affirme pour sa part Me Paul G. Brunet, président du CPM. C’est vrai qu’il y en a plusieurs qui se recoupent, mais d’après des groupes de discussions que nous avons organisés, beaucoup de gens ne sont pas satisfaits des services gratuits qu’ils ont reçus. Nous croyons être en mesure de faire avancer des dossiers plus efficacement qu’en passant par des employés de l’État ou par des patients vulnérables.»

Me Brunet explique que le CPM appelle parfois lui-même des médecins pour les pousser à rappeler leurs patients, par exemple pour qu’ils leur fournissent des résultats de tests, en leur rappelant leurs devoirs déontologiques.

Selon Charles Tanguay, porte-parole de l’Office de protection du consommateur, plusieurs organismes offrent ainsi, sous forme d’adhésion ou de paiement, des services d’accompagnement, d’information ou de conseils. «À première vue, ce n’est pas problématique. S’il y a des représentations trompeuses et que des gens se sentent lésés, ils pourront porter plainte à l’Office», a souligné M. Tanguay.

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