Mis en suspens en janvier 2015, le programme Google Glass n’est pas pour autant abandonné selon Eric Schmidt, le président du conseil d’administration de Google, qui s’exprime dans le Wall Street Journal. Après un premier prototype relativement décevant, l’objectif demeure la commercialisation à grande échelle de ce type de lunettes connectées.

C’est le 5 avril 2012 que Sergey Brin, cofondateur de Google et responsable du X Lab, a fait sensation en portant un tout premier prototype de lunettes connectées à San Francisco. Le projet entre alors en phase de test et excite la curiosité des geeks du monde entier.

L’idée est alors pour Google de développer une technologie portable, capable d’offrir un accès instantané à de multiples services connectés, avec la voix, des mouvements de tête ou une gestuelle particulière sur le petit pavé tactile présent sur les lunettes.

Au niveau du matériel embarqué, ces Google Glass comprennent 16Go de mémoire Flash, un capteur photo/vidéo de 5 mégapixels, un petit écran de projection (l’équivalent d’un 25 pouces projeté à environ 2m) et un port micro-USB pour se recharger. À noter qu’elles intègrent aussi un module de transmission osseuse, apposé au crâne, qui permet de profiter du son sans écouteur.

Compatibles Bluetooth et Wi-Fi, les Google Glass fonctionnent avec l’application MyGlass (Android et iOS) préalablement installée sur son smartphone.

Un prototype limité
Cette première version de Google Glass a aussi souffert de fonctionnalités réduites, limitées à prendre des photos, filmer des séquences vidéo, effectuer des recherches ou bien encore d’organiser des vidéoconférences.

D’abord réservé à une « communauté d’explorateurs » (principalement des développeurs), les Google Glass ont ensuite été commercialisées en ligne aux États-Unis en 2014 auprès du grand public au prix prohibitif de 1500 dollars. Début 2015, sa commercialisation a été stoppée, sans plus de précision sur la suite donnée au projet.

De toute évidence, si Google souhaite perpétuer l’expérience, le projet va devoir tendre vers un produit plus compact, personnalisable et configurable, à clipser sur ses propres lunettes par exemple.

Le programme est désormais placé sous la direction de Tony Fadell, le patron de la filiale Nest spécialisée dans la domotique et qui commercialise déjà un thermostat et un détecteur de fumée connectés.

Aussi dans Techno :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!