AFP

Parmi les technologies d’avant-garde exposées au Salon de l’aéronautique et de l’espace du Bourget, depuis le début de la semaine, des robots douaniers capables de contrôler les passeports ou d’identifier les criminels se sont taillé un beau succès.

Pour remplacer les guichets d’enregistrement et accélérer la circulation dans les aéroports, le groupe d’électronique français Thales propose un appareil qui non seulement scanne le passeport et imprime la carte d’embarquement mais enregistre aussi par reconnaissance biométrique le visage et l’iris du passager.

Le système peut ensuite partager ces informations avec les autres ordinateurs de l’aéroport.

Quand le passager arrive au contrôle douanier, il est accueilli par un grand robot blanc qui peut immédiatement confirmer son identité sans aide humaine.

À l’avenir, « on pourrait n’avoir besoin que d’un seul agent pour quatre ou cinq machines », a expliqué Pascal Zenoni, un dirigeant de Thales, en présentant le robot à la presse.

Thales dispose d’une expertise dans ce domaine puisque l’entreprise fabrique des millions de documents d’identité biométriques (passeports, cartes d’identité) et systèmes de contrôle pour plus de 25 pays.

Les robots douaniers « libèrent des effectifs pour la police et permet de gagner de la place dans les aéroports », a-t-il dit. Le visage du passager peut être imprimé sous forme cryptée dans la carte d’embarquement, que les hôtesses et stewards pourront scanner à la porte d’accès à l’avion.

À un autre stand, le rival de Thales, Safran, attirait l’attention avec un système d’analyse des millions de données emmagasinées sur les passagers.

Morpho, filiale de Safran, va tester à partir de septembre en France, un outil qui collectera les données de plus de 100 millions de voyageurs par an empruntant jusqu’à 230 compagnies différentes.

Son objectif: détecter 300 « signes précurseurs » de comportements suspects – encore à déterminer – et les confronter avec les listes d’Interpol et d’autres fichiers de police, à la recherche de possibles terroristes ou membres d’organisations criminelles.

Des systèmes similaires existent aux États-Unis développés par des rivaux de Safran mais qui ont comme limite de causer beaucoup de fausses alertes et de nécessiter des mois d’adaptation.

« Notre priorité est de réduire le nombre de fausses alertes. Notre système est capable de s’adapter constamment aux informations reçues », a expliqué Samuel Fringant, directeur de la division Sécurité de Morpho.

Luc Tombal, chef de l’unité spécialisée dans le contrôle des frontières pour Morpho, a jugé cela absolument « nécessaire puisqu’il y a une course contre la montre entre les gens qui opèrent le système et ceux qui essayent de le contourner ».

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