On parle souvent – avec raison – du talent des créateurs locaux. Des Montréalais de cœur connaissent d’ailleurs 
beaucoup de succès à l’étranger, dans les grandes capitales de la mode, de Londres à Paris. Zoom sur trois d’entre eux.

Un pionnier dans son genre: Rad Hourani, designer

Mode Rad Hourani-collection

PARIS, FRANCE - SEPTEMBER 27: Designer Rad Hourani attends the Exhibition and Cocktail for the I.T. Limited 25 years of collaboration with luxury brands at Galeries Lafayette on September 27, 2013 in Paris, France. (Photo by Victor Boyko/Getty Images for I.T. Limited)

Bio
En 2013, le nom de Rad Hourani est entré dans l’histoire: le designer autodidacte est alors devenu le premier Canadien invité 
à présenter un défilé haute couture à Paris. Le Montréalais d’adoption – il est né en 
Jordanie – y a opéré une petite révolution avec sa collection unisexe, une autre première. Artiste multidisciplinaire, il a notamment été appelé à exposer son travail au Centre PHI et, plus récemment, à L’Arsenal.

Style  
«Je veux casser le moule que la société 
s’est imposé et créer une nouvelle garde-robe pour l’être humain, a-t-il déjà expliqué en entrevue à Métro. Il ne s’agit pas d’habiller une femme en homme et un homme en femme, mais de créer une façon de s’habiller qui s’adapte à tout le monde.» Jusqu’à présent, il a signé 14 collections de haute couture et 9 collections de prêt-à-porter.

Un nom à retenir: Vejas 
Kruszewski, designer

tendance_vejas_collection_c100

cahier-vejas_c100Bio
C’est en 2015, sans diplôme en pocheet  tout juste âgé de 19 ans, que Vejas Kruszewski a lancé la griffe qui porte son nom. Ce natif de Montréal – aujourd’hui établi à Toronto – a pourtant déjà attiré l’attention du jury du très généreux prix LVMH. Même s’il n’a pas remporté les grands honneurs de ce concours en juin à Paris, il n’est pas reparti les mains vides, puisqu’on lui a décerné un prix spécial reconnaissant son «talent exceptionnel».

Style
Sa troisième collection, présentée à Paris en mars, propose des pièces toutes en volume et en rondeurs mettant en vedette les classiques de la mode de rue. Pulls, vestes bomber et jeans se retrouvent parmi les pièces plus féminines, mais sans flaflas, comme des robes faites de matières naturelles – le lin ou le coton. Une quincaillerie bien apparente (boutons-pression et fermetures éclair) ajoute 
un esprit rock à l’ensemble.

Le vent dans les voiles: Thomas Tait, designer

tendance_thomas_collection_c100

LONDON, ENGLAND - DECEMBER 01: Thomas Tait attends the British Fashion Awards at London Coliseum on December 1, 2014 in London, England. (Photo by Pascal Le Segretain/Getty Images) Bio
Diplômé du Collège LaSalle en 2008, Thomas Tait s’est ensuite envolé pour Londres, où il a complété une maîtrise au prestigieux Central Saint Martins College of Art and Design. Cet habitué de la Semaine de mode de Londres a été, en 2014, le premier lauréat du prix LVMH, destiné à soutenir les designers émergents et assorti d’une bourse de 300 000 €.

Style
Reconnu pour son esthétique minimaliste contemporaine, le designer marie structure et fluidité dans son prêt-à-porter. Sa collection automne-hiver 2016, inspirée d’un voyage au Japon, rompt quelque peu avec son style habituel, en intégrant notamment des techniques anciennes.

Aussi dans Tendances :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!