Collaboration spéciale Robe dorée de la collection automne-hiver 2017 (980$).

Il y a plus de 65 ans que Daymor Couture laisse sa marque jusque sur les tapis rouges. Si ce nom vous est inconnu, c’est normal: le manufacturier montréalais, bien que distribué dans des boutiques d’un océan à l’autre et même au Royaume-Uni, travaille plutôt dans l’ombre. Rencontre avec Aleksandar Taksev, le designer qui tient les rênes de l’entreprise depuis les 16 dernières années.

«Danielle Henkel dit que nous sommes son petit secret.» Aleksandar Taksev l’avoue d’emblée: même s’il a vu ses créations habiller certaines célébrités ayant foulé les tapis rouges des Gémeaux, du Toronto Film Festival ou des Oscars, il souhaite augmenter la présence de la marque en ligne, question d’être «plus accessible pour le public. Il faut être de son temps, continue-t-il. Il semble que de nos jours, tout passe par le commerce électronique.»

«Peu importe la coupe, peu importe la couleur, l’important, c’est que les femmes se sentent belles dans leur robe.» – Aleksandar Taksev, designer

L’histoire commence en 1951 avec la vision de Max Schwartz, qui reprenait lui-même des modèles créés à New York, des patrons à l’assemblage, pour les vendre aux Québécoises. De fil en aiguille, l’entreprise a grandi (en restant néanmoins dans le giron familial) et l’industrie de la mode a évolué. Aujourd’hui, Aleksandar Taksev dessine donc deux collections par année à Montréal, mais la fabrication a été délocalisée en Asie à mesure que la main-d’œuvre se faisait plus rare à Montréal. «Mon objectif est d’éventuellement ramener au moins une partie de la production au Canada», souhaite-t-il.

En attendant, Daymor Couture a quitté ses quartiers généraux de la rue Chabanel pour un local plus petit situé dans le secteur de l’échangeur Décarie. C’est là qu’Aleksandar Taksev bâtit ses collections saisonnières. «Je n’utilise pas de tableaux d’inspiration, explique-t-il. Ma véritable inspiration, ce sont les femmes.»

Reste que si les modèles changent de saison en saison, la ligne directrice – classicisme et élégance – demeure. D’ailleurs, une robe créée il y a 12 ans figure toujours parmi les meilleurs vendeurs. «On veut garder le style qui nous caractérise depuis six décennies, oui, ce qui ne m’empêche pas d’introduire chaque saison des pièces plus audacieuses», indique-t-il. Cet automne, la collection comprend ainsi une combinaison-pantalon, entre autres, et des robes qui laissent voir les épaules, encore une des tendances phares de la prochaine saison.

Combinaison pantalon de la collection automne-hiver 2017 (600 $).

«Peu importe la coupe, peu importe la couleur, l’important, c’est que les femmes se sentent belles dans leur robe, souligne le designer. Ça me rend heureux de voir une femme porter une de mes robes et se sentir belle. C’est valorisant pour moi.»

Les créations Daymor Couture ne sont pas nécessairement faciles à trouver à Montréal. La boutique Mijo, à Laval, tient toutefois certains modèles.

Pour les 375 ans de Montréal, Métro met en lumière des marques d’ici plus ou moins connues qui ont marqué la mode montréalaise. Certaines robes Daymor Couture sont par ailleurs présentées au Musée de la mode jusqu’au 30 décembre dans le cadre de l’exposition Pignon sur rue à Montréal.

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