Getty Images Burberry a changé ses méthodes de production pour répondre à la demande en temps réel.

Les avancées technologiques, plus précisément la réalité virtuelle, ont obligé l’industrie de la mode 
à se démocratiser. Aujourd’hui, vous n’avez plus besoin de vous rendre dans les quatre grandes capitales 
de la mode (New York, Paris, Londres et Milan) pour suivre les tendances. Voici quelques observations 
alors que la saison des défilés automne-hiver 2019 bat son plein.

L’expansion des boutiques de fast fashion partout dans le monde n’est pas le seul moteur de changement dans l’industrie de la mode. En 2009, la diffusion en direct du défilé d’Alexander McQueen, suivie par celle des semaines de mode de Londres et de New York, a permis au public de devenir témoins de ces événements.
Depuis, Google+Fashion a commencé à présenter des vidéos de défilés et des portraits de talents émergents. Ce n’est plus un secret: grâce à d’autres plateformes, comme Fashion Week Online ou les médias sociaux des magazines traditionnels, il est désormais très facile de vivre l’expérience d’une Semaine de mode sans quitter son salon.

«La diffusion en direct des défilés crée des ponts, affirme Muchaneta Kapfunde, rédactrice en chef mode et technologie pour le site internet FashNerd. Résultat : les gens, peu importe où ils habitent, ont accès à des designers de luxe auparavant inaccessibles aux non-initiés. D’ailleurs, plusieurs reconnaissent que la technologie a enlevé un peu de glamour à ce genre d’événements. Est-ce une mauvaise chose? Je suppose que ça dépend à qui vous posez la question! Au bout du compte, rendre les marques plus accessibles est avantageux, puisque toute l’industrie se dévoile désormais à quiconque s’y intéresse.»


Topshop utilise la réalité virtuelle depuis 2014.

Acheter et interagir
Certaines marques ont d’ailleurs amené la mode plus loin qu’Instagram. Par exemple, en 2014, 
Topshop a offert à ses clients une perspective globale en présentant son défilé en temps réel dans son magasin phare londonien. Deux ans plus tard, Burberry et Tom Ford, entre autres, ont été parmi les premières entreprises à présenter un défilé «see now, buy now» (achetez maintenant ce que vous voyez), en rupture avec le calendrier traditionnel qui impose un décalage de six mois entre le défilé et la mise en marché.

L’année dernière, Burberry a encore innové en lançant une collection unisexe en magasin en même temps qu’elle diffusait son défilé. Cela exige de repenser les délais de production, celle-ci ayant dû se faire durant les mois précédant la diffusion. L’expérience a toutefois porté ses fruits: selon le magazine Forbes, la marque a augmenté ses revenus de 19%.

«Le potentiel de la réalité virtuelle est réel, estime Mme Kapfunde. De la création au défilé, puis à la mise en marché, ce média aura certainement de grandes répercussions sur la manière dont les designers communiquent avec leurs clients, même si ce n’est pas encore au point.»

Et ce n’est pas tout. Pablo Starr, fondateur de la plateforme de diffusion Fashion Week Online, rappelle que beaucoup d’autres innovations sont en plein développement. «Beaucoup de belles choses s’en viennent, des salles d’essayage virtuelles aux présentations numériques. Il est certain que la réalité virtuelle jouera un rôle dans la transformation de l’industrie de la mode et les semaines de mode.»

«Je pense qu’il faudrait reconnaître que ces changements s’en viennent», conclut Muchaneta Kapfunde.

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