Alors que le marché mondial de l’esthétique médicale ne cesse de croître, il ne faut pas négliger
 de bien s’informer avant de passer 
à l’acte.

Plusieurs cliniques offrent d’ailleurs une séance d’information personnalisée avant toute intervention.

«Nous prenons vraiment le temps de bien éclairer le patient pour lui permettre de savoir dans quoi il s’embarque», souligne la Dre Marie-Andrée LeBlanc, dont la clinique de médecine esthétique est située à Blainville. «L’idée, c’est d’abord d’éduquer le patient.»

«On a adopté une approche très éducative», renchérit Maryline Gagné, présidente de la chaîne de cliniques d’esthétique Dermapure. D’emblée, elle offre une consultation gratuite d’une heure pour évaluer les besoins et le budget. «Je pense que c’est comme ça qu’on gagne la confiance de la clientèle, estime-t-elle. En partageant l’information, les gens vont penser à nous quand ils en auront besoin.»

Maryline Gagné insiste : il faut impérativement qu’un médecin supervise les opérations. «Ce n’est pas un jeu! Même si ce n’est pas nécessairement [le médecin] qui prodigue tous les soins, il est là pour assurer une supervision médicale.» La femme d’affaires précise d’ailleurs que les injections, en particulier, devraient être faites «par un médecin ou par une infirmière très spécialisée».

«Demandez des références et choisissez une clinique où il y a un médecin reconnu et intègre», recommande 
Mme Gagné.

Tendances
Qu’en est-il des interventions les plus populaires cette année? Les injections restent très en demande, révèle la
 Dre LeBlanc. «Tout ce qui est Botox et agents de comblement, c’est notre pain et notre beurre», indique-t-elle, ce que confirme le plus récent bilan de l’International Master Course on Aging Science (IMCAS).

Une autre technique «très à la mode»: le remodelage corporel à l’aide d’une procédure élaborée à Harvard, le coolsculpting, «qui fait fondre le gras par le froid sans convalescence ni bistouri», explique-t-elle.

Du côté des cosmétiques, la marque montréalaise Jouviance vient de lancer le sérum Contour+ pour la mâchoire, le cou et le décolleté. Objectif : regalber la peau du bas du visage (la zone en Y), qui se relâcherait de plus en plus tôt en raison de flexions du cou répétées pour regarder un cellulaire ou une tablette, par exemple. Une condition décrite par des chercheurs sous l’appellation tech neck.

En chiffres 
Après des hausses de 8,2% et de 8,3% en 2015 et en 2016 respectivement, le marché mondial de l’esthétique médicale et chirurgicale a poursuivi sa croissance en 2017 (+8,1%), 
d’après le dernier bilan présenté par l’International Master Course on Aging Science (IMCAS).

Si la plupart des zones géographiques (États-Unis, Europe, Amérique latine) affichent une évolution modérée dans le secteur de la médecine esthétique et chirurgicale, l’Asie montre une dynamique spectaculaire avec une croissance de plus de 10%. Les États-Unis représentent quand même toujours le plus grand marché avec 48% du marché mondial en 2017.

En matière de segments de marché, ce sont toujours les produits injectables, comprenant la toxine botulique et les autres produits de comblement, qui représentent le premier marché en valeur (42%). La croissance de cette filière est estimée à 7,9% par an jusqu’en 2021.

En parallèle, les cosméceutiques, autrement dit la cosmétique médicale, devraient connaître une croissance de 8,4% par an (17% du marché mondial).

Les équipements à base d’énergie, dans lesquels on trouve les lasers, les radiofréquences, les ultrasons, les dispositifs de remodelage du corps et les dispositifs de santé féminine à base d’énergie, auront également le vent en poupe avec une croissance annuelle moyenne fixée à 10,9%.

(AFP Relaxnews)

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