Nicolas Bilodeau partage son temps – à raison d’une centaine d’heures par semaine – entre ses deux passions: les petits patients de Sainte-Justine, où il est infirmier, et sa griffe pour hommes, simplement nommée Nico, qui s’est récemment enrichie d’une collection féminine. On a profité de l’occasion pour faire connaissance.

Comment arrivez-vous à cumuler vos deux métiers?
Ça demande vraiment beaucoup d’énergie d’essayer de tout gérer en même temps. La compagnie n’arrête pas de vivre quand je suis à l’hôpital! C’est pourquoi j’apporte mon ordinateur pour pouvoir travailler pendant mes pauses. Souvent, je passe 16 heures à l’hôpital et quand je n’y suis pas, je consacre de 12 à 16 heures par jour à Nico. Bref, je ne connais pas vraiment ça, des fins de semaine de congé! Heureusement, j’ai la chance d’avoir une équipe extraordinaire, dont une couturière et une patroniste à temps plein, pour m’aider.

Comment décrivez-vous votre griffe?
J’aime dire que je suis une personne très structurée. Je vais donc chercher cet aspect-là dans mes créations. Il y a aussi toujours de la couleur parce que je suis une personne colorée. Enfin, j’adore tout ce qui est confortable. C’est important pour moi d’utiliser des tissus qui sont chics, mais aussi assez confortables pour qu’on ait envie de les porter souvent et non seulement pour un événement spécial. Il faut être capable de vivre dans le vêtement. J’utilise par exemple souvent le ponte, qui offre un confort inégalé.

Les pièces pour femmes sont-elles vraiment différentes de vos vêtements pour hommes?
Dans le style, les deux collections se ressemblent, puisque j’utilise les mêmes découpes, les mêmes tissus et les mêmes accents de la même façon. Cela dit, c’était un vrai défi pour moi, qui ai étudié en mode masculine, de trouver le bon fit pour le corps féminin parce qu’il est complètement différent de celui d’un homme. Je pense quand même qu’on a réussi et j’en suis bien content.

La collection printemps-été 2018 évoque des inspirations très classiques de bord de mer. Qu’est-ce qui vous a donné envie de travailler ce thème?
L’inspiration m’est venue d’un voyage sur la Côte d’Azur. J’ai aussi habillé le réalisateur canadien Patrick Bouchard pour Cannes cette année et ça m’a donné envie de me lancer là-dedans en réinterprétant cette tendance pour les femmes aussi.

Vous proposez également une gamme d’intemporels, des classiques qui sont en quelque sorte indémodables. En quoi ces pièces se distinguent-elles des créations proposées par les autres marques?
C’est dans les petits détails qu’on sort du lot. Par exemple, je propose un pantalon avec une ligne sur le côté, un peu comme celle qu’on voit sur les smokings, mais comme elle est faite du même tissu, ça reste sobre.

«Je veux penser gros et éviter de juste me dire que je suis à Montréal et que je vais rester là toute ma vie. Je vise d’autres grandes villes, comme Toronto et New York.» –Nicolas Bilodeau

Quel morceau connaît le plus de succès?
Mes grandes tuniques pour hommes, avec ou sans manches, sont extrêmement populaires. Elles font partie de mes intemporels et peuvent traverser les années en étant toujours possibles à réinterpréter.

Vous avez déjà affirmé croire beaucoup à la vente en ligne. Votre collection est d’ailleurs exclusivement vendue sur l’internet. Pensez-vous maintenant ajouter d’autres points de vente?
Certaines des robes que j’ai créées sont déjà offertes en location, mais aussi pour l’achat, à La petite robe noire. Autrement, je veux développer davantage la distribution.

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