Collaboration spéciale La collection printemps-été 2018 d’Esteban Cortazar, actuellement en vente, a été présentée à Paris l’automne dernier.

Jeune prodige de la mode latino-américaine, Esteban Cortazar a commencé dans l’industrie à 13 ans. Quelque 20 ans plus tard, maintenant dans la petite trentaine, le créateur né a Bogota, en Colombie, et élevé à Miami a lancé une griffe qui porte son nom, a habillé l’équipe de Sex and the City et a été interviewé par Oprah.

Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis qu’Esteban Cortazar a montré ses dessins à Todd Oldham. Il a occupé le poste de directeur de la création chez Ungaro, avant d’être reconnu mondialement pour sa propre marque, lancée sur Net-A-Porter. L’année dernière, le jeune designer a même imaginé une boutique éphémère recréant le décor d’un magasin colombien  typique en collaboration avec Colette, à Paris. Métro l’a rencontré.

De quelle manière votre travail a-t-il évolué depuis votre première collection sur Net-A-Porter?
Je pense que c’est un projet de vie. Ma première collection a été lancée sur Net-A-Porter en 2011-2012. En créant deux collections par année pour la plateforme, j’ai réussi à être distribué partout dans le monde, ce qui m’a ensuite aidé à entrer dans différents magasins. J’ai grandi en tant que designer, mais aussi en tant qu’être humain.

Qu’est-ce qui vous distingue des autres designers latinos?
Mon esthétique est un heureux mélange de la sensualité et des couleurs latines et de la sophistication à la française – la finition, les détails, la manière dont les pièces sont coupées et cousues. J’ai pratiquement tout appris à Paris.

«Rester authentique est le plus important en design de mode.» – Esteban Cortazar, designer

Comment était-ce d’habiller Melania Trump?
C’était une surprise. Sincèrement, je ne suis pas un grand fan de Trump, mais je me suis réveillé un matin de l’été dernier en réalisant que Melania avait porté une de mes robes pour une cérémonie assez importante à la Maison-Blanche. Normalement, j’aurais été très fier, mais ce n’est pas ce que j’ai ressenti. En même temps, c’est une femme magnifique et elle était très belle dans cette robe. J’étais fier qu’elle ait choisi une de mes créations. Cela dit, pour être sincère, ça ne m’a pas vraiment réjoui.

Comment avez-vous abordé votre projet avec Colette, l’hiver dernier à Paris?
Il était question de célébrer la Colombie. Je voulais montrer la culture du pays; quelque chose d’authentique et de populaire, inspiré de la rue. C’est ça, la Colombie! […] Il y avait des vêtements qu’on porte tous les jours, comme des chandails à capuchon et des chemises, avec en plus une touche d’humour. Nous avons aussi opté pour la couleur, beaucoup de couleurs primaires, qui rappellent les drapeaux français et colombien. Le processus a été assez facile. Je savais exactement ce que je voulais et ça n’a pas été difficile à réaliser.

Pourquoi pensez-vous que le projet a remporté autant de succès?
C’était quelque chose de nouveau qui n’avait jamais été fait avant. C’était le premier projet latino de Colette et c’était un grand honneur pour moi d’y participer. Aujourd’hui, il y a beaucoup de marques, beaucoup d’activité sur les médias sociaux, mais l’authenticité est ce qui compte le plus.

Quel conseil aux jeunes donneriez-vous créateurs de mode qui veulent être reconnus dans les grandes capitales?
Demeurez authentiques.

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