Carmelo Donato

Visage de nombreuses campagnes 
publicitaires – pensez à CoverGirl – et 
mannequin chouchou des magazines les plus prestigieux – elle a posé en page couverture plus de 400 fois –, Niki Taylor continue de faire sa marque à 43 ans. Rencontre.

Salle de bal du Ritz, rue Sherbrooke Ouest, par un beau vendredi de canicule. Niki Taylor prend une courte pause après un avant-midi à poser pour la marque montréalaise UP! Pants, avec laquelle elle collabore pour la deuxième fois.

Même dans ces pantalons conçus pour la vie de tous les jours, elle est royale. On voit tout de suite qu’on a affaire à une vraie pro, qui ne semble intimidée ni par les flashs des photographes, ni par les magnétophones des journalistes. Son séjour éclair (elle n’était dans la métropole que pour trois jours) ne l’aura toutefois pas empêchée de se prêter au jeu de l’entrevue. C’est ainsi, en toute simplicité, qu’elle a répondu à nos questions, juste avant de reprendre le travail et d’aller jouer les touristes au Festival de Jazz le temps d’une soirée.

Vous avez commencé votre carrière de mannequin à l’âge de 14 ans. Qu’est-ce qui a le plus changé dans cette industrie depuis vos débuts dans les années 1990?
Tellement de choses! L’industrie de la mode et du mannequinat change sans arrêt. Depuis les années 1990, évidemment, on a vu l’apparition des médias sociaux. Je ne suis pas contre, mais parfois, il faut laisser le téléphone de côté et simplement être présent.

Vous-même êtes sur les réseaux sociaux, surtout sur Instagram, mais aussi sur Facebook et Twitter…
Je m’y suis mise un peu tard, peut-être parce que j’ai mis du temps à accepter que les gens voulaient me voir, moi. J’aimais publier des choses sur d’autres personnes et des sujets qui m’inspirent, mais j’ai réalisé que ce qui fonctionne, ce sont les égoportraits. Les gens veulent savoir ce qui arrive dans ma vie. J’ai fini par y prendre goût, mais il faut tout de même faire attention au message qu’on envoie. Sur les médias sociaux, je peux exprimer ma créativité. Pour une fois, c’est moi l’éditrice, et j’aime ça! Cela dit, je ne suis pas un «mannequin Instagram».

Peut-on quand même être mannequin en 2018 sans faire acte de présence dans les réseaux sociaux?
Je ne pense pas. Il faut avoir son compte et trouver sa voix tout en restant authentique et transparent. La ligne devient mince entre ce qui est public et privé, mais c’est aussi une question d’équilibre.

Vous êtes aujourd’hui dans la quarantaine. Vous a-t-on déjà fait sentir que vieillir était un problème?
Je n’ai jamais pensé à mon âge et, d’ailleurs, je me sens encore comme si j’avais 17 ans dans ma tête… même si tout le reste laisse deviner mes 40 et quelques années! Je crois que je suis très chanceuse de pouvoir continuer à travailler dans cette industrie.

Justement, on entend beaucoup parler du manque de diversité dans le monde de la mode; qu’il devrait y avoir davantage de place pour des femmes (et des hommes) de tous les âges, de toutes les tailles et de toutes les origines… Qu’en pensez-vous?
C’est encore une industrie qui favorise les jeunes, mais on voit beaucoup plus de belles occasions pour les femmes plus vieilles, de même que pour des filles de toutes les tailles, ce que je trouve très bien. Bien sûr, nous avons encore beaucoup de chemin à faire, mais nous sommes sur la bonne voie, et je suis fière et aussi très chanceuse d’en faire partie.

Quelle a été votre expérience 
la plus mémorable?
Probablement ma première page couverture pour le magazine Seventeen quand j’avais 14 ans. J’ai nagé avec des dauphins et eu la chance de voyager partout dans le monde… J’ai aussi figuré sur plusieurs publicités simultanément à Times Square et, en 1996, j’étais sur la une de six magazines le même mois [NDLR : Allure, Vogue, ELLE, Marie Claire, Self et Shape en mai 1996, une 
première. Ce fait d’armes a été 
surnommé «Niki Six».]

Vous choisissez vos projets avec soin. Qu’est-ce qui vous a attirée chez UP! Pants?
J’aime leurs produits; leurs pantalons sont pratiques et font à tous les types de silhouette.

Up! Pants à la conquête du monde


Fondée il y a presque cinq ans, l’entreprise montréalaise Up! Pants se distingue avec ses modèles de pantalons enfilables pratiques et flatteurs, dont plusieurs modèles sont fabriqués au Canada. La marque, déjà distribuée dans 
1 200 boutiques en Amérique du Nord, sera présente au Royaume-Uni dès l’automne 2018. Le reste de l’Europe devrait suivre au printemps prochain, annonce la directrice de marque, Mara Krainer.

Au Québec, on trouve les UP! Pants dans 
une centaine de magasins, dont Simons. 
Ils se vendent de 85$ à 130$

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