Collaboration spéciale Le modèle Oslo, une des nouveautés 2018.

Cet hiver, attendez-vous à voir davantage de manteaux Kanuk dans les rues. «Notre production est en croissance et a doublé comparativement à l’année dernière», estime Daniel Poirier, directeur des opérations, notamment grâce à l’acquisition d’une seconde manufacture, a appris Métro. Voici trois choses que vous ne savez peut-être pas sur cette marque d’ici établie sur la rue Rachel depuis 1970.

Fabriqué à Montréal
Kanuk s’est toujours targué de confectionner ses manteaux localement, et ça n’a jamais changé. Même quand les marques nord-américaines ont commencé à délocaliser leur production, il y a une quinzaine d’années. Même quand le fondateur de l’entreprise, Louis Grenier, l’a vendue à la Corporation financière Champlain. «Depuis 50 ans, on a toujours été sur la rue Rachel», dans le Plateau-Mont-Royal, rappelle M. Poirier. Croissance oblige, Kanuk vient toutefois d’acquérir une seconde manufacture, celle-ci située à Batiscan, en Mauricie, où sont produits depuis le mois de mars 2018 les modèles les plus classiques, dont le Mont-Royal, l’Envol et le Patrouilleur. Si on peut expliquer cette croissance par l’effervescence des ventes en ligne, les responsables de la marque l’attribuent également à l’augmentation des points de vente : cette année, ils sont passés de 120 à 157.

Routine bien huilée
De la conception à l’inspection finale, développer un nouveau modèle de manteau demande quelque 100 heures de travail, indique Daniel Poirier. Tout commence au deuxième étage des bureaux de la rue Rachel, où sont situés les ateliers des designers et des patronistes. C’est là, aussi qu’on effectue la coupe au laser. Puis, on monte au troisième. Lors de notre visite, par un bel après-midi de la fin du mois d’août, chacune des 80 machines à coudre est occupée; l’assemblage des modèles qui seront en magasin cet automne bat son plein. À la fin du processus, chaque manteau est inspecté sous toutes ses coutures pendant 15 à 20 minutes. C’est seulement une fois ce contrôle de qualité effectué qu’ils sont descendus au rez-de-chaussée, dans la boutique phare de la griffe, ou encore envoyés vers l’un des points de vente situés tant en Amérique du Nord qu’en Europe.

Indice de chaleur accru
Dès sa création, dans les années 1970, Kanuk a fait sa renommée grâce à de ses manteaux conçus ici pour nos hivers rigoureux. On peut dire que, même aujourd’hui, l’ADN de la marque n’a pas changé. Cela dit, les matériaux, eux, ont évolué. Des exemples? L’isolant actuellement utilisé – du polyester à fibres continues – est reconnu pour «garder son gonflant et mieux résister au lavage», tout en étant plus chaud que les isolants à fibres courtes, estime M. Poirier. Certains manteaux sont aussi faits de Thindown, un isolant de fabrication italienne qui offre tous les avantages du duvet sans les désavantages (comprendre : pas de plumes qui piquent l’extérieur du manteau et facilité d’entretien). À l’usine, on s’assure aussi d’assembler la doublure et la coquille séparément afin qu’aucune couture «ne traverse de part et d’autre», ce qui augmente l’indice de chaleur du manteau, assure-t-il.

L’Actuel, avec ses poches surdimensionnées, se veut un modèle fonctionnel qui permet de se déplacer sans avoir à traîner de sac à main. (À partir de 870$)

Manteaux d’ici

Kanuk n’est pas la seule marque de manteaux d’hiver à fabriquer ses produits localement. Voici d’autres exemples.

Quartz Co.

On a beaucoup entendu parler de la dernière innovation signée Quartz : des manteaux isolés avec de l’asclépiade, une fibre végétale qui remplacerait avantageusement le duvet, mais la marque est aussi reconnue dans une vingtaine de pays pour ses manteaux produits à Victoriaville.

Modèle Ajna, 995$

Audvik

L’année prochaine, Audvik 
célébrera 40 ans de fabrication locale. Née dans un village de la Montérégie à la fin des années 1970, la marque a été reprise par l’ancienne championne de ski de fond Sophie Boyer et sa mère en 2012.

Modèle AK10033, 650$

Canada Goose

Cette marque canadienne renommée s’apprête à ouvrir sa première boutique au Québec, sur la rue Sainte-Catherine Ouest. Canada Goose se targue aussi de confectionner certains de ses manteaux ici, dans sa nouvelle usine située sur la rive nord de Montréal.

Modèle Clarence, 1195$

Valanga

Sur son site web, l’entreprise Valanga affirme travailler avec 
un grand souci du détail, des premiers dessins à la conception définitive de chaque manteau, 
et tout réaliser au Québec.

Modèle Félix, 650$

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