Plus de 400 000 Québécois auraient des ancêtres irlandais. Arrivés pour la plupart à la faveur d’une immense vague d’immigration au XIXe siècle, les Irlandais ont laissé dans la province un important héritage historique. À quelques jours de la Saint-Patrick, Métro vous présente quelques lieux emblématiques rappelant la présence irlandaise en terre québécoise.

Lieu historique national de la Grosse-Île-et-le-Mémorial-des-Irlandais
Situé dans l’archipel de L’Isle-aux-Grues, à l’est de Québec, Grosse-Île a servi de lieu de quarantaine aux immigrants venus d’Europe entre 1832 et 1937.

Pendant plus d’un siècle, l’île a vu passer des millions de personnes venues tenter leur chance au Canada, dont un grand nombre d’Irlandais fuyant la terrible famine qui a frappé le pays de 1845 à 1852.

Affaiblis par la faim et la maladie, des milliers d’entre eux sont morts dans l’île, dont 5000 lors de la seule année 1847.

Une visite des vastes installations qui attendaient les immigrants permet de mieux comprendre leur parcours. C’est aussi une occasion d’en apprendre davantage sur la pratique médicale de l’époque.

Une croix celtique et un mémorial y rappellent également le souvenir du ceux qui ont laissé leur vie sur l’île, le tout dans un décor naturel doté d’une riche flore et d’une faune nombreuse.

Le site est ouvert du début mai à la mi-octobre et n’est accessible que par bateau ou par avion.

Plus de détails :
croisiereslachance.ca
airmontmagny.com

Montréal l’irlandaise
Au milieu du XIXe siècle, les Irlandais représentaient près du quart de la population montréalaise. Six maires de Montréal sont nés en Irlande ou avaient des racines dans la verte Erin. Le drapeau de la ville leur rend hommage, le trèfle y figurant aux côtés des symboles des communautés anglaise, écossaise et française.

Regroupés dans l’ouest de l’île, dans les quartiers Griffintown, Pointe-Saint-Charles et Goose Village, les immigrants irlandais ont grandement participé à l’industrialisation de la ville.

Ce sont d’ailleurs des ouvriers irlandais qui ont érigé en 1859 le Black Rock. Ce monument souligne la mémoire des 6000 immigrants irlandais morts lors de la terrible épidémie de typhus de 1847 et dont les corps ont été retrouvés lors de la construction du pont Victoria. Il s’agit du plus grand monument commémorant des événements entourant la Grande Famine en dehors de l’Irlande.

Chaque année au mois de mai, les descendants de la diaspora irlandaise honorent la mémoire des disparus en organisant une marche dans les rues de Pointe-Saint-Charles.

Plusieurs d’entre eux voudraient que le monument soit entouré d’un parc rappelant les événements, plutôt que des voies d’accès du pont Victoria, comme c’est le cas actuellement.

Autre symbole majeur pour la communauté, la basilique Saint-Patrick (460, boul. René-Lévesque Ouest) rappelle l’importance de la religion catholique dans l’histoire des Irlandais.

Classée immeuble patrimonial et lieu historique national, la basilique néo-gothique date de 1847. Elle est reconnue pour sa flèche et sa riche décoration intérieure, inspirée de l’iconographie irlandaise et française.

Irlande, le village
Saviez-vous qu’il est possible de mettre les pieds en Irlande sans même quitter le Québec? Sise dans la MRC des Appalaches, à une vingtaine de minutes de Thetford Mines, la municipalité d’Irlande compte 884 habitants (les Irlandois), selon le dernier recensement.

Fondé en 1855, ce village agricole doit évidemment son nom au pays d’origine des colons qui se sont installés dans la région au XIXe siècle.

Irlande est surtout reconnue pour la beauté de ses paysages bucoliques, particulièrement en automne lorsque les collines environnantes se transforment en véritable mosaïque de couleurs.

La région est également réputée pour ses nombreuses cabanes à sucre.

Les toponymes irlandais sont nombreux dans la province: Kildare, Kilkenny, Armagh, Coleraine et Rawdon ont tous leurs racines dans l’île verte.

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