Les habitants de Belgrade savent comment faire la fête.

Oubliez Berlin, Paris et Londres. Aujourd’hui, c’est à Belgrade que vous vivrez les nuits les plus fol­les. Si vous voulez faire la fête du lundi au dimanche, boire un mojito pour moins de trois euros ou danser jusqu’aux petites heures du matin sur une rivière ou dans une caverne (!), dirigez-vous vers la Serbie. À mille lieues des clichés qui ternissent souvent la réputation du pays, la capitale Belgrade vibre aux rythmes des DJ et des grou­pes, qui prennent d’assaut les restaurants, les bars et les discothèques de la ville.

Afin de sortir de la noirceur des années de guerre qui ont détruit les Balkans au début des années 1990, les habitants de Belgrade ont choisi la méthode simple pour regagner le sourire : faire la fête! Dans une atmosphère festive, les Ser­bes de toutes les générations se mêlent dans les bars pour trinquer au rakia, l’alcool national.

Des quatre coins des Balkans, les jeunes affluent chaque week-end pour participer aux célébrations incessantes. Ici, les visiteurs sont toujours accueillis à bras ouverts par la faune locale, belle, curieuse et jeune. Les plus vieux apprécient pour leur part pratiquer les quelques mots d’anglais ou de français qu’ils connaissent avec les étrangers.

Après le souper – qui peut parfois se terminer avec les convives qui dansent sur les tables –, on se dirige du côté de Strahinjica Bana, la légendaire route qui compte de nombreux endroits pour sortir. Surnommée la Silicon Valley en raison des nombreuses filles «refaites» qu’on y trouve, la rue des adresses branchées est devenue le centre de la vie nocturne de Belgrade. On y boit, on y danse et on y fume encore, puisque aucune loi anti-tabac n’a été votée dans le pays.

On trouve de nombreux clubs où il est possible de danser toute la nuit, du 9th Floor – où la vue sur la
ville est magnifique – jus­qu’au Andergraund, niché dans une caverne, en passant par le Magacin, sis dans un hangar faisant face au port, ou le Baratuna, situé dans un entrepôt du XVIIe siècle. Au début de l’été, les fes­tivités se transposent sur le Danube ou sur la rivière Save. Des douzaines de bar­ges et de radeaux métalli­ques (les splavovi) accueillent les fêtards dans une folle am­biance. Puis le lendemain, on recommence!

Hôtel Emir Kusturica
Conçu comme un vieux village de bois, le complexe hôtelier a été pensé par le réalisateur Emir Kusturica dans la vallée de Mokra Gora. À trois heures de Belgrade, le site, qui a servi de décor au film La vie est un miracle, offre un panorama splendide et compte dans son enceinte une église, une biblio­thè­que, une galerie d’art, une piscine et même un cinéma. Le réalisateur d’Arizona Dream a pensé grand, très grand. On y trouve également trois pistes de ski dessinées par Kusturica, qui a aussi lancé un festival de films : Kustendorf.


  • Trois raisons de visiter la Serbie

La Nature
Avec ses parcs et ses réserves, la Serbie est le paradis des amants de la nature. Plusieurs grands parcs se trouvent à proximité de la ville.

La cuisine
Riche et diversifiée, la cuisine serbe offre de belles surprises. La nourriture rustique permet des repas conviviaux et chaleureux.

Les églises
À Belgrade, comme dans le reste du pays, les églises orthodoxes valent le détour. Élégantes et spectaculaires, elles abritent souvent des œuvres d’art intrigantes.

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