JASON FRANSON JASON FRANSON / La Presse Canadienne

Le capitaine de l’Avalanche du Colorado, Gabriel Landeskog, dit qu’il est temps qu’on accorde plus d’attention aux conséquences des commotions cérébrales au hockey.

Sur le site internet The Players’ Tribune, il a signé un texte intitulé «Nous devons parler des commotions», un plaidoyer qui survient quelques jours après que le commissaire de la LNH, Gary Bettman, ait été critiqué à nouveau pour la position de son circuit, selon lequel «les preuves sont insuffisantes» pour établir un lien entre blessures à la tête et maladies dégénératives du cerveau.

Landeskog aborde la commotion cérébrale qu’il a subie en janvier 2013.

«C’est tout simplement impossiblement que votre cerveau ne soit pas affecté par une telle collision», écrit-il.

L’attaquant de 23 ans dit que sa blessure est survenue quand il regardait vers le bas pour repérer la rondelle contre San Jose, lorsque frappé par le centre Joe Thornton.

Il se rappelle que «tout est devenu noir» après le choc, bien qu’il soit retourné sur la glace plus tard dans le match, pour le compléter – dans son esprit, c’est ce qu’il devait faire pour donner l’exemple, à ses débuts comme capitaine de l’équipe.

Landeskog relate aussi que la collision avait laissé des traces. Le matin suivant, il avait l’impression «que deux blocs de ciment me serraient la tête», qualifiant la sensation d’atroce. Il a été incapable de regarder la télé pendant la semaine suivante, trop dérangé par les lumières et le bruit chez lui, alors qu’il récupérait.

Landeskog affirme qu’il veut faire entendre sa voix sur le sujet pour que les hockeyeurs plus jeunes «saisissent bien la complexité» des commotions et de leurs effets. Il veut que soit accordé un temps de guérison approprié.

Il évoque, dans la LNH, une mentalité qui évolue quant aux commotions, avec des joueurs mieux sensibilisés et des règlements visant à empêcher le retour des joueurs dans le match où survient une blessure à la tête.

Il laisse toutefois entendre qu’il y a encore des attitudes «machos» envers ce qui est une blessure «invisible».

«Si nous continuons à rester muets, ça envoie le message que ce n’est pas correct de prendre le temps de récupérer, que c’est un signe de faiblesse, écrit le Suédois. Il faut se lever et parler.»

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