LOS ANGELES — La deuxième plus grande ville des États-Unis attend depuis presque 22 ans le moment dont elle sera le théâtre dimanche.

Lorsque les joueurs des Rams sauteront sur le terrain devant une salle comble au Colisée pour leur premier match à domicile de la saison, la Ligue nationale de football sera officiellement de retour à Los Angeles.

Une ville dont les citoyens raffolent de football a vu les propriétaires de ses deux équipes les déserter après la saison 1994. Mais Stan Kroenke a ramené le sport dans une métropole qui semble anxieuse de s’unir derrière les Rams.

«Nous savons tous que notre sortie du tunnel représentera un grand moment, a déclaré le demi défensif T.J. McDonald, qui a fréquenté l’université à Los Angeles. Ce sera historique.»

Et après toute cette excitation, et un concert d’avant-match du groupe musical Red Hot Chili Peppers, les Rams (0-1) devront s’assurer de ne pas se faire piétiner par les Seahawks de Seattle.

La nouvelle équipe de Los Angeles n’a pas nécessairement reçu un cadeau pour son retour en Californie. Les Seahawks (1-0) forment l’une des meilleures équipes depuis cinq ou six ans et le récent dossier favorable des Rams dans cette rivalité de la section Ouest de l’Association nationale n’inspire nullement une confiance exagérée.

«Nous aurons besoin de notre meilleur effort», a résumé l’entraîneur-chef des Rams, Jeff Fisher, qui a vu le jour à Los Angeles.

Les Rams ont remporté trois de leurs quatre derniers matchs face aux Seahawks, incluant les deux rendez-vous annuels en 2015. Cependant, leur piètre performance dans un revers de 28-0 lundi à San Francisco, ne laisse rien présager de très bon.

Quant aux Seahawks, leur victoire de 12-10 contre les Dolphins de Miami laisse croire que les membres de leur unité défensive affichent la forme de milieu de saison, ce qui n’est pas de nature à aider l’attaque des Rams, inerte lundi soir.

Autres retours

Le match de dimanche ne fournit pas uniquement aux Rams l’opportunité d’effectuer un retour triomphal au Colisée de Los Angeles. C’est aussi le cas de l’entraîneur-chef des Seahawks, Pete Carroll, qui a bâti une dynastie dans la légendaire enceinte sportive.

À la tête des Trojans de l’Université de la Californie du Sud (USC), Carroll a remporté deux titres nationaux pendant un règne de neuf ans, marqué par une séquence de 35 victoires consécutives à domicile.

Carroll a quitté les Trojans pour se joindre aux Seahawks en janvier 2010, et il maintient son désaccord à la suite de la décision de la NCAA, quelques mois plus tard, d’imposer des sanctions à l’équipe en lien avec le vainqueur du trophée Heisman, Reggie Bush.

«J’étais déjà parti quand toute cette histoire a fait surface, et ça m’a mis mal à l’aise, a affirmé Carroll. Si j’avais su ce qui se passait, et comment cela allait se terminer, je n’aurais pas été capable de partir, et je ne serais pas parti.»

La rencontre de dimanche permettra aussi au demi de coin Richard Sherman, des Seahawks, de devenir le premier joueur-vedette d’un club visiteur à évoluer dans sa ville natale, face aux Rams. Sherman croit que le retour de la NFL et les efforts communautaires des Rams seront bénéfiques à ses concitoyens de Compton et d’autres municipalités.

«Lorsque vous avez de tels modèles pour la population et des gens qui redonnent à la communauté, que ce soit par le temps qu’ils consacrent ou l’argent qu’ils versent, ça fait une grande différence, croit-il. Vous permettez à des enfants de se donner des objectifs à atteindre.»

Dans un autre ordre d’idées, les Rams ont fait grand plaisir à de nombreux supporters à Los Angeles en annonçant qu’ils revêtiront l’uniforme de leurs années en Californie. Ils l’ont fait à la manière hollywoodienne, soit pendant l’émission radiophonique de Ryan Seacrest.

Entre 1973 et 1999, les Rams ont arboré le bleu et jaune, des couleurs qui demeurent familières, avant d’adopter de nouvelles teintes à St. Louis. Un peu tout le monde s’attend à ce que les Rams reprennent leurs anciennes couleurs lorsqu’ils déménageront dans leur nouveau stade, à Inglewood, en 2019.

Wilson sera présent

Si les Rams espéraient bénéficier d’un répit après que l’état de santé du quart Russell Wilson eut généré certains doutes en début de semaine, ils seront déçus. Dès mercredi, Wilson participait à parts entières aux séances d’entraînement.

Wilson a été blessé lorsque le plaqueur Ndamukong Suh, des Dolphins de Miami, a mis son pied sur sa cheville droite lors du match d’ouverture dimanche dernier. Le quart des Seahawks pourrait être moins mobile que d’habitude, un détail significatif lorsque l’on sait à quel point la défensive des Rams a su lui mettre de la pression lors de duels précédents.

Lors de leurs quatre derniers rendez-vous, les Rams ont réalisé 16 sacs du quart contre Wilson.

«Je crois que les grands athlètes trouvent toujours un moyen, a fait remarquer Carroll. Vous n’avez pas besoin d’être à 100 pour cent tout le temps pour évoluer à un haut niveau.»

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