Getty Images Marc Bergevin.

BROSSARD, Qc — Six mois jour pour jour après avoir dû livrer un post-mortem peu positif de l’infernale saison qui venait de prendre fin, Marc Bergevin a le sentiment que le Canadien de Montréal affichera une identité qui collera davantage à ce qu’il veut voir de son équipe de hockey.

Le thème de l’identité est revenu plusieurs fois mardi après-midi alors que Bergevin rencontrait les médias pour la première fois depuis que s’est amorcé le camp d’entraînement de l’équipe, le 22 septembre.

«Aujourd’hui, je suis vraiment confiant et fier de ce que j’ai vu. J’ai vu une équipe qui joue rapidement, qui a du tempo, et c’est ça l’identité de l’équipe cette saison», a notamment déclaré le directeur-général du Tricolore, à un peu plus de 48 heures du début de la saison régulière, à Buffalo.

Si l’on se fie aux propos qu’il a tenus, cette image passe d’abord par la vitesse, mais aussi par l’intelligence au jeu et la présence de leaders dans le vestiaire.

«Aujourd’hui, la vitesse est un élément très important. Il faut également être intelligent. J’arrive d’un séjour avec Hockey Canada. Nous n’avions pas l’équipe la plus rapide, mais notre sens du hockey était élevé. La vitesse est quelque chose que nous regardons. Nous avons apporté quelques changements au niveau du leadership et je crois que la plus grosse part de ce leadership vient du vestiaire. Avec les modifications que nous avons apportées, je crois que notre équipe est en meilleure position.»

Bergevin estime que l’ajout du défenseur Shea Weber et de l’attaquant Andrew Shaw apporteront aussi une dose de combativité et de robustesse au Tricolore.

«Shaw joue avec du rythme. C’est un joueur qui bouge, qui accentue la cadence. Récemment, Joel Quenneville avait de très bons commentaires sur lui et disait qu’il va leur manquer à Chicago, mais que l’équipe était dans une position où elle ne pouvait pas le garder. Shea, c’est la même chose. C’est un gars qui prend des décisions, qui bouge la rondelle, qui est robuste. C’est un homme qui est respecté pas seulement par ses coéquipiers mais à travers la Ligue nationale. Ça change un peu l’identité de l’équipe», a reconnu Bergevin.

Ce dernier a profité d’une question sur son expérience vécue avec Équipe Canada à la Coupe du monde pour lancer un message au sujet de Weber et de sa valeur.

«On avait (Mike) Babcock, l’un des meilleurs entraîneurs, Joel Quenneville qui a remporté la coupe Stanley trois fois en six ans, je crois. Claude Julien, qui a gagné la coupe, Barry Trotz, l’un des meilleurs de la profession. Quand ils se rencontraient, Shea Weber était leur choix comme défenseur pour fermer la porte aux adversaires. Les meilleures têtes de hockey ont choisi de placer Weber contre Ovechkin ou Patrick Kane ou les autres. Ça me fait dire qu’ils ont vu la même chose que nous. Est-ce qu’on est tous dans l’erreur ici?»

Les séries

Si Bergevin affiche un certain optimisme face à la nouvelle mouture de son équipe, il s’empêche de s’aventurer à faire des prédictions, et encore moins d’annoncer une place parmi les trois premiers de la section Atlantique. L’objectif fondamental demeure le même.

«Des prédictions, je n’en fais pas. J’ai toujours dit que ce qui est important, c’est de prendre part aux séries. C’est le premier but. Après, tout est possible. Il y a 16 équipes qui participent aux séries et il y a toujours des surprises. Si tu arrives en santé et avec du momentum dans les séries, tout est possible. Alors, on va prendre les étapes une à la fois.

«C’est une prédiction que je ne peux pas faire, a ajouté Bergevin en parlant des chances de son club de se hisser dans le top-3 de sa section. Il y a de bonnes équipes dans notre division. Tu penses à Tampa Bay, à la Floride qui s’améliore, Boston qui sera meilleur. Ça va être difficile. Quand tu arrives à la dernière journée du calendrier et que tu espères qu’une équipe perde pour accéder aux séries, ce n’est pas l’idéal. On veut accéder aux séries en santé et avec de l’élan. C’est ça qui est important.»

Bergevin estime que sa formation est beaucoup mieux placée pour affronter un coup dur comme celui qui a saboté la saison du Canadien en 2015-2016.

«L’an dernier, nous sommes tombés face première. Il fallait se relever et nous n’avons pas réussi. Mais j’espère et je crois que nous sommes mieux nantis à cause de ce que nous avons vécu l’an dernier. Je pense que l’ajout de Shea, de  »Shawzy », d’un Carey Price en santé et l’expérience additionnelle de Max (Pacioretty) à titre de capitaine vont faire une différence.»

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