Graham Hughes Graham Hughes / La Presse Canadienne

BROSSARD, Qc — Ne demandez pas aux membres du Canadien de comparer le nouveau début de saison avec celui de l’an dernier, quand l’équipe avait signé neuf victoires consécutives.

Le Tricolore a beau avoir échappé un seul point en quatre matchs (3-0-1) depuis le début de la nouvelle campagne, autant l’entraîneur-chef Michel Therrien que le centre Alex Galchenyuk soutiennent que les choses sont très différentes cette saison.

«La saison dernière paraît tellement loin que nous ne nous souvenons plus de ce que nous ressentions à l’époque, a raconté Galchenyuk, après un entraînement optionnel, vendredi matin, au Complexe sportif Bell. Nous étions heureux de notre départ l’an dernier, mais nous sommes plus affamés présentement parce que nous savons que nous devons être plus constants pour ne pas revivre le même scénario que l’an dernier.

«Nous savons que nous devons continuer à pousser au maximum.»

De son côté, Therrien a pointé du côté du leadership et de la profondeur de l’équipe pour expliquer les différences avec l’an dernier, quand le Canadien avait un dossier de 19-4-3 le 2 décembre, mais avait finalement terminé la campagne avec une fiche de 38-38-6 et ne s’était pas qualifié pour les séries.

«Je pense que c’est différent de notre point de vue, a mentionné Therrien. Nous avons ajouté une pièce importante en matière de leadership (le défenseur Shea Weber) et les gars font du bon travail.

«Nous comptons sur six nouveaux joueurs, a-t-il ajouté. Ce que j’aime de notre groupe, c’est qu’il comprend qu’il est encore tôt dans la saison, qu’il veut s’améliorer à chaque match et qu’il comprend que chaque entraînement a un objectif.»

Therrien a aussi reconnu que l’arrivée d’Alexander Radulov permettait à sa troupe d’avoir plus de munitions à l’attaque. Il permettait aussi d’amoindrir l’attention fournie par les autres équipes au premier trio d’Alex Galchenyuk, Brendan Gallagher et Max Pacioretty.

«Nous voulions diversifier notre attaque et je crois en nos trios en place, a raconté Therrien. Radulov attire les projecteurs sur son trio. Oui, les équipes vont se concentrer sur le premier trio, mais il n’en demeure pas moins que vous avez besoin d’équilibre sur chaque trio et c’est ça que nous présentons à nos adversaires.»

«C’est énorme, a renchéri Galchenyul. Quand vous regardez les équipes qui gagnent de manière constante, elles peuvent employer leurs quatre trios. Nous sommes contents de pouvoir faire la même chose présentement et nos quatre trios peuvent marquer des buts. Nous nous appuyons les uns les autres et nous avons beaucoup de plaisir.»

Radulov, qui joue en compagnie de Tomas Plekanec et Artturi Lehkonen, n’a qu’un but à sa fiche en quatre parties cette saison, mais Therrien n’est pas inquiet de voir les résultats venir pour le Russe de 30 ans.

«On ne peut pas toujours regarder seulement les statistiques, a-t-il rappelé. Il crée souvent de bonnes occasions de marquer. S’il continue de travailler comme ça, des bonnes choses vont arriver.»

Therrien a aussi noté que l’impact de Radulov débordait de la patinoire et atteignait aussi le vestiaire.

«Nous apprécions ses qualités comme joueur de hockey, mais nous percevons de plus en plus sa passion, a rajouté Therrien. Il s’entraîne à 100 pour cent, il s’échauffe avant les matchs à 100 pour cent et il joue de la même manière. Et pour moi, c’est quelque chose de contagieux. Il est toujours de bonne humeur. J’aime son éthique de travail et nous voyons que sa passion, c’est de jouer au hockey.»

Le Canadien a tenu un entraînement optionnel vendredi et Al Montoya, Daniel Carr, Greg Pateryn, Mikhail Sergachev et Galchenyuk ont effectué des exercices sous la supervision de l’entraîneur des gardiens Stéphane Waite pendant environ 45 minutes.

L’équipe devait s’envoler en direction de Boston en après-midi, pour y affronter les Bruins, samedi soir, au TD Garden.

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