GLENDALE, Ariz. — Les Seahawks de Seattle et les Cardinals de l’Arizona ne savaient pas vraiment comment réagir à la suite de leur match nul de 6-6.

«Plus de 200 matchs, y compris les rencontres éliminatoires, et je n’ai jamais joué dans un match aussi fou que celui-là», a déclaré le receveur des Cards Larry Fitzgerald.

«Je ne sais pas comment me sentir, a déclaré le secondeur des Seahawks Bobby Wagner. Je n’ai jamais joué un match nul. Nous n’en sommes assurément pas heureux.»

Pas plus que les joueurs des Cardinals.

«C’est dégoûtant le sentiment que nous éprouvons présentement, a dit le quart Carson Palmer. Comme ça l’est pour eux.»

Il s’agit du premier verdict nul de l’histoire des Seahawks. Quant aux Cardinals, ils n’en avaient pas joué un depuis 1986, deux ans avant que la concession ne déménage en Arizona. Du côté du circuit Goodell, c’est le premier nul depuis celui de 37-37 entre les Bengals de Cincinnati et les Panthers de la Caroline en 2014, ainsi que le premier sans qu’un touché ne soit marqué depuis 1976.

«Je ne pense pas avoir jamais pris part à un match de la sorte», a ajouté le demi de sûreté des Cards, Tyrann Mathieu.

Les deux botteurs ont raté des placements d’une courte distance en prolongation, des bottés qui auraient permis à leur équipe de gagner cette rencontre: Chandler Catanzaro, des Cards, sur 24 verges, et Steven Hauschka de 27 verges.

Les deux entraîneurs-chef n’ont pas réagi de la même façon à ces ratés.

«Il a réussi des bottés pour nous pendant tant d’années, a déclaré Pete Carroll, des Seahawks. Je l’aime et c’est notre gars.»

Arians avait quant à lui un conseil tout simple pour Catanzaro.

«Il doit le faire. C’est un professionnel. Ce n’est pas le secondaire ici. Il est payé pour réussir ces bottés.»

En première demie, Catanzaro a aussi eu une tentative de 39 verges bloquée par Wagner, qui a enjambé le spécialiste des longues remises des Cards Aaron Brewer comme une haie pour se rendre jusqu’au botteur.

«C’est une chose que nous avons remarquée sur vidéo, a expliqué Wagner. (Brewer) est très bas quand il effectue ses remises et j’étais certain de pouvoir sauter par-dessus. J’ai essayé et j’ai réussi.»

Arians était en furie qu’aucune pénalité n’ait été décernée sur le jeu, lui qui était convaincu que Wagner avait touché Brewer.

«Ça ressemblait drôlement à ça de mon côté, a-t-il dit. Mais on n’a pas décerné de pénalité. Je vais en parler à la ligue et je suis certain qu’on va me donner une explication bidon, comme d’habitude.»

Au final, les Cardinals n’ont qu’eux à blâmer, puisqu’ils ont dominé toutes les statistiques, sans l’emporter.

Ils ont récolté 443 verges contre 257 pour leurs adversaires; ont obtenu 23 premiers essais contre 11; et ont eu possession du ballon pendant 46:21 conte 28:39.

En plus de leurs placements ratés, les Cardinals ont été arrêtés sur un quatrième essai avec seulement une verge à franchir en première demie.

Puis, dans les dernières secondes du deuxième quart, les Cards se sont approchés à distance de placement, mais ils ont manqué de temps quand Palmer a été victime d’un sac. Ils auraient toujours eu un temps d’arrêt de disponible si Arians n’en avait pas perdu un quand il a contesté le jeu de Wagner sur Brewer, alors qu’il s’agissait d’une décision ne pouvant pas être contestée.

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