The Associated Press

Nous en sommes une fois de plus à la fin octobre, synonyme de Série mondiale.

Je connais bien l’un des thèmes discutés quand on aborde celle débutant mardi, entre les Cubs et les Indians: l’importance ou non des malédictions.

En 1980 avec les Phillies, nous entendions sans arrêt que nous n’avions jamais tout raflé. Puis nous avons mis fin à la plus longue disette du baseball.

Les Indians sont aussi confrontés à ce genre de choses. Ils ont remporté la Série mondiale le plus récemment en 1948, face aux Braves de Boston.

Mais les rois de l’attente, ce sont les Cubs. Ils y étaient en 1945, mais n’ont pas triomphé depuis 1908.

Plusieurs poseront la question sur un ton léger: qui a le plus souffert? Et les amateurs tenteront de toutes les façons possible de secouer la guigne.

Ceux des Cubs n’ont pas ménagé les efforts: une chèvre sur le terrain, de l’eau bénite autour de l’abri, électrocuter la balle ‘Bartman’. Trois gars qui trimballent une chèvre un peu partout aux États-Unis. Rien n’a marché.

Mais vous savez, tout cela n’atteint pas les joueurs, loin de là.

Dans notre vestiaire en 1980, personne n’a évoqué l’échec de 1950 ou l’effondrement de 1964. Pouvez-vous imaginer Pete Rose demandant à Steve Carlton quoi faire à propos de la guigne?

Je parie que si on demandait aux joueurs des Indians, ils ne sauraient pas vous dire l’année de la plus récente participation de l’équipe à la Série mondiale.

Chez les Cubs, peut-être sera t-on un peu plus informé, mais ça n’aura pas plus d’impact sur leur façon de jouer.

Les «dieux du baseball», en lesquels tous les joueurs croient, aiment les clubs qui exécutent les jeux fondamentaux, mettent la balle en jeu quand il le faut, font avancer les coureurs, jouent bien en défense et créent de l’action sur les buts.

Ils se méfient des équipes qui misent sur les circuits, qui ne donnent pas leur plein rendement ou qui gaspillent des occasions de retraits.

Les équipes ayant du succès en séries font les petites choses qui comptent. Celles qui se font battre jouent sur les talons. Je le sais, car j’ai vécu les deux.

En tenant compte de la pression qu’amène la Série mondiale, le défi, pour les Indians et les Cubs, sera donc de jouer en étant patients, relaxes et confiants.

Les amateurs et les journalistes peuvent s’amuser avec les malédictions et pour l’une des équipes, la disette va se prolonger. Mais soyez certains de ceci: dès qu’on entendra le premier ‘Play ball!’, l’histoire n’aura rien à voir avec le dénouement.

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L’ancien troisième but Mike Schmidt, un membre du Panthéon, a été le joueur le plus utile de la Série mondiale de 1980, où les Philllies ont gagné leur premier championnat. Il a cogné 548 circuits, incluant un match de quatre longues balles au Wrigley Field, en 1976.

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