MARK DUNCAN MARK DUNCAN / The Associated Press

Cleveland ne se fait jamais tirer l’oreille pour faire la fête, et celle de mardi soir promet d’être mémorable.

Pendant plus de 50 ans, jamais un championnat n’a été remporté par l’une des trois équipes majeures de la ville, dans le sport professionnel.

La disette en est venue à définir Cleveland et ses habitants. Les parades, les présentations de trophées, les visites à la Maison-blanche, tout ça était pour d’autres clubs, d’autres régions.

La métropole du nord-est de l’Ohio n’était jamais invitée au bal. Mais tout cela est chose du passé.

Et mardi soir, Cleveland sera le centre d’attention de toute la planète sport, avec une célébration qu’on pensait impossible.

LeBron James et les Cavaliers, qui ont donné à Cleveland un premier titre majeur depuis 1964 en battant Golden State avec une remontée historique en finale de la NBA, en juin, vont recevoir leurs bagues et hisser la bannière des champions lors du match inaugural de la saison, face aux Knicks de New York.

Les réjouissances au Quicken Loans Arena seront toutefois un début seulement.

Une demi-heure plus tard, à toutes fins utiles de l’autre côté de la rue, au Progressive Field, les Indians vont entamer la Série mondiale en accueillant les Cubs de Chicago.

Voilà qui semblait impensable: deux équipes de Cleveland au sommet de leur art.

«Il n’y aura pas de meilleur endroit dans le sport que Cleveland et beaucoup de gens ici ont attendu longtemps pour entendre ça, a dit le deuxième but Jason Kipnis, des Indians. C’est une journée extrêmement spéciale.»

Pendant le premier match de la Série mondiale, les Indians vont montrer des faits saillants de la cérémonie des bagues des Cavaliers, à l’écran géant.

LeBron James et compagnie ne pourront pas traverser Gateway Plaza pour aller voir du baseball, mais ils espérent assister au match numéro 2, mercredi soir.

Cleveland est au sommet depuis la victoire ultime contre les Warriors, et la vue est splendide. Près d’un million de personnes ont assisté au défilé des ‘Cavs’, qui auront toujours la distinction d’avoir mis fin à la disette de grands championnats.

Gonflée par ce triomphe, la fierté civique s’est ensuite nourrie des succès des Indians, au fil et à mesure qu’ils s’approchaient du championnat de l’Américaine.

Avant la semaine dernière, l’horaire des deux matches apparaissait conflictuel, mais la NBA a devancé de 30 minutes la cérémonie au domicile des Cavaliers.

Les images de la fin du match numéro sept restent vives pour l’entraîneur des Cavaliers Tyronn Lue, envahi par l’émotion après la sirène finale à Oakland, le 19 juin.

Quatre mois plus tard, il est encore ému quand il revoit les dernières séquences: le tir de trois points de Kyrie Irving, le bloc de James contre Andre Iguodala, après une course fulgurante pour le rattraper, et la ténacité de Kevin Love contre Stephen Curry, qui finit par rater son tir.

«Je vais probablement me remettre à pleurer, dit Lue. Chaque fois que je revois ces jeux, les gars qui célèbrent et qui pleurent, j’en ai des frissons. Ça va être émotionnel. Je vais savourer cette soiré-là, je le sais. Qui ne voudrait pas avoir cette chance-là dans la NBA, comme joueur ou comme entraîneur? Ça va être une super belle soirée pour nous.»

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