GENÈVE, Suisse — L’ex-gagnante des marathons de Boston et Chicago Rita Jeptoo a vu sa suspension pour dopage être doublée par le Tribunal arbitral du sport (TAS).

Dans son jugement, le panel du TAS a prolongé de deux ans sa suspension jusqu’en octobre 2018 et l’a privée de sa victoire au marathon de Boston en 2014, ainsi que de tous ses résultats et bourses depuis le 17 avril 2014. La Kenyane avait déjà été privée de sa victoire au marathon de Chicago la même année.

L’Association athlétique de Boston, qui organise le marathon, a annoncé en après-midi qu’elle disqualifie Jeptoo de l’épreuve de 2014, qu’elle tentera de récupérer la bourse qui lui a été remise et qu’elle amorçera les procédures pour ajuster les résultats de la course.

Jeptoo devait toucher un boni de 500 000 $ US pour avoir mené le classement du circuit World Marathon Majors pour les saisons 2013 et 2014. Elle avait aussi remporté les marathons de Boston et de Chicago en 2013.

Maintenant âgée de 35 ans, Jeptoo a échoué un test antidopage en septembre 2014. Des traces d’EPO ont été retrouvées dans les échantillons qu’elle a soumis alors qu’elle se préparait pour la course de Chicago.

La semaine dernière, Jeptoo avait signalé son intention de reprendre la compétition une fois que sa suspension initiale de deux ans viendrait à échéance. Mercredi, son partenaire Noah Busienie a plutôt indiqué qu’ils s’attendaient à ce que la sanction soit augmentée après que la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) eut interjeté appel. La fédération jugeait la sanction initiale, imposée par la fédération kenyane, trop clémente.

La suspension de Jeptoo devait prendre fin cette semaine.

Les athlètes peuvent être bannis quatre ans pour une première infraction s’il y a des circonstances aggravantes. Le TAS a estimé que la prise d’EPO par Jeptoo faisait partie d’un plan. Le tribunal a rappelé qu’elle a visité un médecin non identifié en plusieurs occasions sans en avertir son entourage. C’est ce médecin qui lui a injecté l’hormone dopante.

Jeptoo a aussi entravé les procédures, a souligné le TAS.

De sérieux problèmes avec le programme antidopage kenyan — dont des allégations de corruptions parmi ses dirigeants — ont fait en sorte que le pays a été déclaré non conforme par l’Agence mondiale antidopage (AMA) avant les Jeux olympiques de Rio de Janeiro. L’IAAF a donné jusqu’à la fin de l’année au Kenya pour régler ses problèmes ou faire l’objet de sanctions internationales comme la Russie.

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