Rainier Ehrhardt Rainier Ehrhardt / The Associated Press

CHARLOTTE, N.C. — Le quart Cam Newton, des Panthers de la Caroline, a une nouvelle perspective au sujet des commotions cérébrales, maintenant qu’il en a subie une.

Newton, qui minimisait les soucis quant aux effets à long terme des coups répétés à la tête, reconnaît maintenant que «les commotions sont réelles.»

Parlant publiquement pour la première fois depuis celle qu’il a subie le 2 octobre, contre les Falcons, Newton dit qu’il doit être plus prudent à l’avenir, ajoutant qu’il aurait pu ne pas s’exposer au plaqué qui l’a blessé.

On ne sait trop pourquoi, mais il a semblé ralentir tout près de la zone des buts avec le ballon, sur un converti de deux points. La brève hésitation a permis au secondeur Deion Jones de le plaquer, plus ou moins de côté. Newton dit qu’il ne l’a jamais vu venir.

La séquence est survenue en début de quatrième quart. Newton a quitté et n’est pas revenu dans le match. Il a raté le match suivant, ennuyé par les symptômes d’une commotion cérébrale.

Après avoir vu la séquence sur vidéo, Newton se disait, «Bordel, Cam, fais juste foncer pour marquer le plus vite possible.»

Il veut faire plus attention, mais il ne compte pas changer sa façon de jouer.

«J’envie certains quarts pour qui ça paraît facile de gagner des matches. Des quarts qu’on dirait en promenade dans un parc, comme Tom Brady. J’aimerais avoir la précision ou le mouvement de bras d’un Matt Stafford ou d’un Aaron Rodgers, dit Newton, dont les 46 touchés au sol sont un record de la NFL pour un quart. Mais ça me définit de courir. C’est toujours ce qui va me donner un avantage.»

L’athlète de six pieds cinq et 245 livres n’a porté le ballon que deux fois dans un revers de 41-38 de la Caroline au Superdome, le 16 octobre

Il revenait alors au jeu. Il dit toutefois qu’on pourrait s’orienter différemment contre l’Arizona, dimanche.

Plus tôt cette année, Newton minimisait les inquiétudes à propos des commotions cérébrales.

Après que le quart de sixième année ait été frappé quatre fois à la tête dans le premier match de la saison, un revers à Denver, il rejetait les soucis du revers de la main, en conférence de presse.

«Je ne suis pas ici pour m’inquiéter au sujet de mes plans de retraite, a dit Newton à la mi-septembre. Je ne suis pas ici pour m’en faire à propos des pensions ou des indemnités pour les blessures au travail. Je suis là pour gagner des matches de football, pur et simple.»

Newton a toutefois une nouvelle mentalité.

Il dit pouvoir s’identifier à ce que traverse le bloqueur Michael Oher, l’un de ses coéquipiers. Dimanche, ce dernier devrait rater un quatrième match de suite à cause d’une commotion cérébrale.

Newton songe à sensibiliser les jeunes, par l’entremise de sa fondation. Mais une chose est sûre: il ne veut pas revivre une commotion.

«Je n’avais jamais eu cette sensation, a dit Newton. Je ne veux pas repasser par là et je ne veux pas que les autres en subissent.»

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