The Associated Press

CLEVELAND — La plus longue malédiction, tous sports confondus, n’est plus. Après avoir souffert pendant 108 ans, les partisans des Cubs de Chicago peuvent finalement célébrer un autre triomphe de leur équipe en Série mondiale.

Les Cubs ont effacé un retard de 1-3 dans la série les opposant aux Indians de Cleveland en remportant le septième et dernier affrontement 8-7, en 10 manches, mercredi.

La troupe de Joe Maddon a bénéficié d’une poussée de deux points en 10e manche pour couronner une saison au cours de laquelle elle a signé 103 victoires, un sommet dans les Majeures.

Alors que Kris Bryant et Anthony Rizzo étaient sur les sentiers, Ben Zobrist a cogné un double qui a produit un point. Après qu’Addison Russell eut obtenu un but sur balles intentionnel, Miguel Montero a permis à son équipe d’ajouter à son avance en plaçant une balle en lieu sûr pour pousser Rizzo au marbre.

En fin de 10e manche, Rajai Davis a redonné espoir aux Indians en réduisant l’écart à un point, mais Michael Martinez a été retiré sur un roulant au troisième but pour semer la déception au Progressive Field.

Les Cubs deviennent la première équipe depuis les Royals de Kansas City, en 1985, à combler un retard de 1-3 en Série mondiale et la première équipe depuis les Giants de San Francisco, en 2014, à remporter le septième match de la Série mondiale à l’étranger.

Forts de leurs deux dernières victoires, les Cubs ont commencé ce duel ultime sur les chapeaux de roues. Le premier frappeur à se présenter au marbre, Dexter Fowler, a donné le ton en catapultant le quatrième tir de Corey Kluber à plus de 400 pieds du marbre. C’était la première fois de l’histoire que le septième match de la Série mondiale s’amorçait par un circuit.

Les Indians n’ont toutefois pas laissé les visiteurs se distancer aussi facilement. En troisième manche, Coco Crisp a créé l’égalité après que Carlos Santana eut frappé un simple au champ droit. Crisp avait auparavant claqué un solide double pour débuter la manche.

Les Cubs ont ouvert les écluses en quatrième manche. Russell a produit un point sur un sacrifice et Willson Contreras en a produit un autre sur un double au champ centre. En avance 3-1 en cinquième, les hommes de Joe Maddon ont effectué une autre poussée de deux points quand Javier Baez a étiré les bras et Rizzo a frappé un double.

Les locaux ne se sont toutefois pas laissés abattre. Dès la demi-manche suivante, les Indians ont réduit l’avance à 5-3 en profitant des largesses de Jon Lester, venu en relève au partant Kyle Hendricks. Deux coureurs se trouvaient sur les sentiers quand Lester a effectué un mauvais lancer qui leur a permis de venir croiser le marbre.

Après un circuit de David Ross, les Cubs semblaient en bonne position pour mettre un terme à leur longue disette, mais les Indians en ont décidé autrement. En retard 6-3 en huitième manche, ils ont inscrit trois points contre le spécialiste des fins de rencontre Aroldis Chapman pour forcer la tenue d’une prolongation.

À la suite d’un simple de Jose Ramirez, le gérant des Cubs s’est tourné vers Chapman, qui a été utilisé plus souvent qu’à son tour depuis le début de la Série mondiale, pour obtenir le troisième retrait. Ce dernier a alloué un double à Brandon Guyer et Ramirez a pris ses jambes à son cou pour venir toucher le marbre et réduire l’écart à 6-4.

Les ennuis de Chapman ne se sont pas arrêtés là. Le frappeur suivant, Rajai Davis, lui a livré une bataille de tous les instants. Après quelques fausses balles, Davis a sauté sur le septième tir du grand Cubain et il a envoyé la balle par-dessus la clôture du champ gauche pour semer l’hystérie au domicile des Indians. Chapman a finalement réussi à mettre un frein à la poussée de ses adversaires, mais le mal était déjà fait.

Les Cubs ont eu l’occasion de reprendre les devants en neuvième manche, mais Jason Heyward, bien installé au troisième but, n’a pas pu avancer de 90 pieds quand Javier Baez a été retiré sur des prises et Francisco Lindor a volé un coup sûr à Dexter Fowler pour mettre un terme à la manche.

Déjà à couper au couteau dans le stade, la tension a monté d’un cran quand la rencontre a été suspendue une vingtaine de minutes, au terme de la neuvième manche, en raison du mauvais temps.

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