TORONTO — Quand les champions olympiques en danse Tessa Virtue et Scott Moir ont annoncé leur retour à la compétition, la nouvelle a sans doute suscité des inquiétudes chez leurs rivaux, surtout canadiens.

Mais pas chez Piper Gilles et Paul Poirier.

Gilles et Poirier progressent tranquillement au classement mondial, et croient qu’ils peuvent tenir leur bout contre leurs compatriotes.

«Je crois tout d’abord que ça change vraiment le paysage sportif canadien dans cette discipline, mais en même temps, c’est très excitant parce que ça permettra à notre pays d’obtenir une autre opportunité de bien faire sur la scène internationale, a expliqué Poirier. Mais dans l’ensemble, après avoir eu une grosse discussion à ce sujet, l’objectif pour Piper et moi demeure de grimper sur le podium aux Jeux olympiques, et peut-être même sur la plus haute marche.

«Et pour être franc, nous devrons être meilleurs que tous les autres, peu importe leur identité, à un certain moment.»

Gilles, de Toronto, et Poirier, d’Unionville, en Ontario, sont les seuls représentants de l’unifolié inscrits à la compétition de danse au Trophée de France ce week-end, tandis que la saison se poursuit en Grand Prix de patinage artistique.

Gabrielle Daleman, de Newmarket, en Ontario, est la seule autre Canadienne en lice, dans l’épreuve individuelle féminine.

Gilles, qui est âgée de 24 ans, et Poirier, 25 ans, ont obtenu le bronze à la compétition Patinage Canada International le mois dernier. Ce résultat s’est révélé amer, probablement à cause de leur score technique lors du programme libre — pourtant plus élevé que celui de Virtue et Moir, qui ont obtenu l’or à leur première compétition d’envergure depuis les Jeux olympiques de Sotchi en 2014.

Gilles et Poirier, qui ont offert un programme court sur la thématique du disco avant de présenter un tango argentin lors du programme libre, ont indiqué que de patiner contre Virtue et Moir les rend meilleurs.

«Tessa et Scott ont beaucoup d’énergie. Ils enchantent la foule, et la foule les aime, tout comme nous, a confié Gilles. La foule était très heureuse pour eux, mais nous devions encore faire notre boulot, et nous nous sommes en quelque sorte nourris de cette énergie.»

«Et nous avons l’impression que nous élevons notre niveau de patinage d’un cran lorsque nous participons à une compétition relevée parce que nous sommes conscients que nous devons le faire», a ajouté Poirier.

Gilles et Poirier auront donc l’opportunité d’étoffer leur confiance lors du Trophée de France, qui se déroulera jeudi et vendredi.

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