PHILADELPHIE — Aaron Rodgers a pris le job de Doug Pederson et son vieux casier. La comparaison s’arrête là.

Pederson n’a jamais amorcé un match en deux séjours et sept saisons avec les Packers de Green Bay, alors qu’il était le substitut de Brett Favre. Il a compilé une fiche de 3-14 comme partant avec les Eagles de Philadelphie et les Browns de Cleveland, lançant plus d’interceptions (19) que de passes de touché (12) au cours de sa carrière.

Rodgers a remplacé Pederson en 2005 et a été confiné aux lignes de côté pendant trois saisons avant de devenir le quart no 1. Il a été élu deux fois joueur par excellence de la NFL, une fois joueur par excellence du Super Bowl et il a mené les Packers aux éliminatoires au cours des sept dernières campagnes.

Quand Rodgers mènera lundi des Packers (4-6) en difficultés face aux Eagles (5-5) et Pederson, qui en est à sa première saison comme entraîneur-chef, les deux ex-doublures de Favre seront réunies.

«Il a été repêché par les Packers après que j’aie eu pris ma retraite, a indiqué Pederson. Je l’ai déjà invité à un événement caritatif et il avait gracieusement accepté l’invitation. J’ai dirigé contre lui et c’est comme si je le connaissais, bien que nous n’ayons jamais joué ensemble. Le lien avec les Packers aide. Le fait qu’il ait pris mon casier, c’est plutôt ‘cool’. Mais il n’en restait pas beaucoup.»

Les deux clubs ont besoin d’une victoire pour conserver leurs chances de participer au tournoi de fin de saison. Les Packers ont subi quatre revers consécutifs, tandis que les Eagles sont 2-5 depuis trois victoires d’affilée en début de saison.

Rodgers n’a pas connu de saison perdante depuis sa première comme partant, en 2008. Mais il entend les critiques à son égard pendant cette glissade des Packers.

«Le quart-arrière obtient beaucoup de mérite quand les choses vont bien, mais beaucoup de blâmes quand elles vont moins bien, a noté l’entraîneur-chef des Packers, Mike McCarthy. Je pense qu’il faut être honnête et réaliste. Nous avons adopté différentes variations en attaque et il a été constant. Il nous a mené à travers cette tempête et je crois que nous sommes très près de là où nous voulons nous trouver.»

Les plus gros problèmes des Packers se trouvent en défense. L’équipe a permis 30 points dans chacune de ses quatre défaites et elle est devenue la première équipe de la NFL cette saison à concéder 40 points ou plus lors de matchs consécutifs dans ses deux revers contre les Titans et les Redskins.

Les blessures ont fait mal aux Packers, autant à l’attaque qu’en défense.

Le porteur de ballon Eddie Lacy et le demi de coin Sam Shields sont tenus à l’écart pour toute la campagne. Le garde T.J. Lang et le secondeur Jake Ryan ont raté le match de la semaine dernière, à Washington. Le demi de coin Damarious Randall a quant à lui raté plusieurs rencontres, tout comme le demi offensif James Starks, absent pendant quatre duels. Plusieurs autres joueurs ont aussi été blessés.

L’absence de Lacy a fait particulièrement mal, transformant l’attaque diverse des Packers en un jeu presque exclusivement aérien.

«Eddie est un grand joueur, a affirmé Rodgers. Il faisait de grandes choses pour nous. Ça a été très difficile de le perdre pour la saison. Quand vous ajoutez à cela l’absence de James pour quelques semaines, ça a assurément éliminé quelques trucs que nous voulions faire en début de saison.»

Au moins, les Packers comptent sur Rodgers et de bons receveurs, menés par Jordy Nelson. Les Eagles ne peuvent pas compter sur la recrue Carson Wentz pour lancer 50 passes par match. Ils sont à leur mieux quand ils orchestrent une attaque basée sur le contrôle du ballon et équilibrée.

Comme le demi à l’attaque partant Ryan Mathews ne sera pas du match contre les Packers en raison d’une blessure au genou, la recrue Wendell Smallwood devrait assurer la majeure partie du travail. Il sera assisté du vétéran Darren Sproles.

Les Eagles n’ont pas subi la défaite en quatre rencontres à domicile. Les Packers ont une fiche de 1-4 à l’étranger.

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