The Associated Press

NEW YORK — Les négociations entre les représentants des joueurs et les propriétaires du Baseball majeur s’amorcent cette semaine à Irving, au Texas, avec l’objectif d’en venir à une entente de convention collective qui remplacera le contrat de cinq ans qui vient à échéance jeudi. Après huit conflits de travail entre 1972 et 1995, le baseball a connu 21 ans de paix dans ses relations de travail.

Voici quelques-uns des sujets qui feront l’objet des négociations:

COMPENSATION À L’AUTONOMIE

La compensation pour la perte de joueurs autonomes est un enjeu depuis l’instauration de cette disposition, en 1976. Le système de classement statistique établi lors de l’entente qui a suivi la grève de 1981 a été aboli lors de la conclusion de la dernière convention collective, qui a commencé en 2012-2013, et a été remplacé par des offres qualificatives. Une équipe a droit à un choix compensatoire au repêchage si un joueur quitte via le marché des joueurs autonomes après avoir refusé un contrat d’un an au salaire moyen des 125 joueurs les mieux payés (17,2 millions $ US cette année). L’organisation qui acquiert le joueur en question perd un choix au repêchage. Cinq des 64 joueurs autonomes qui ont reçu une offre qualificative l’ont accepté au cours la convention actuelle, et quelques joueurs ont dit que le marché était restreint par les équipes ne voulant pas perdre de choix au repêchage.

REPÊCHAGE AMATEUR INTERNATIONAL

Le commissaire Rob Manfred a soulevé que les restrictions sur les contrats des joueurs amateurs internationaux n’ont pas été aussi efficaces que les propriétaires l’avaient espérées, et il est en faveur d’un repêchage international qui serait consacré aux joueurs originaires de l’extérieur des États-Unis, du Canada et de Porto Rico. Le syndicat est opposé à cette idée.

REPÊCHAGE AMATEUR

Les équipes ont dépensé 234 millions $ pour faire l’acquisition de joueurs amateurs résidant aux États-Unis, au Canada et à Porto Rico en 2011. Ce montant a chuté à 209 millions $ lors de la première année des restrictions, a augmenté à 220 millions $ l’année suivante, à 224 millions $ en 2014, à 249 millions $ en 2015 et à 268 millions $ cette année. Les deux parties négocient les montants utilisés pour déterminer les bonis à la signature selon le rang de repêchage ainsi que les pénalités pour les excès. Certains ont affirmé que la valeur de certains choix de première ronde encourage des équipes éliminées de la course aux séries à ne pas offrir le maximum lors des dernières semaines du calendrier pour obtenir de meilleurs choix.

TAXE DE LUXE

Un des derniers sujets des négociations sera la taxe de luxe. Le montant fixé pour la taxe a été de 189 millions $ pour les trois dernières années. Au cours des quatre dernières saisons, la pénalité a été de 17,5 pour cent pour les équipes dépassant le montant la première année, de 30 pour cent pour la deuxième année consécutive, de 40 pour cent la troisième et ainsi de suite. Une augmentation du montant maximal à 200 millions $ ou plus est possible, ce qui mènerait à davantage de dépenses pour les équipes à hauts revenus qui sont présentement en règle ou qui excèdent le montant maximal. Le syndicat et quelques équipes voudraient que le dossier de chaque équipe soit blanchi en 2017.

TAILLE DE LA FORMATION

Les parties ont discuté d’une augmentation de 25 joueurs actifs à 26 du premier jour de la saison jusqu’au 31 août. Afin de ne pas trop déroger des règles utilisées pendant la saison, la liste de joueurs actifs serait diminuée de 40 à 28 ou 29 du 1er septembre à la fin de la saison régulière.

PRODUITS INTERDITS ET VIOLENCE CONJUGALE

Les propriétaires ont proposé des changements qui feraient en sorte que les règles soient plus strictes en ce qui concerne l’utilisation de produits interdits (2014) et la violence conjugale (2015).

CALENDRIER

Préoccupés par la fatigue des joueurs, les parties ont discuté d’une possible prolongation de la saison de 183 à 187 jours. Cette possibilité semble improbable, mais il y aura des discussions concernant les matchs en soirée et les jours de déplacement.

RYTHME DU JEU

Les propriétaires souhaitent l’entrée en scène de chronomètres entre les lancers, comme cela se fait dans le triple-A et le double-A ces deux dernières saisons. Ils souhaitent aussi restreindre le nombre de visites au monticule. Les joueurs ont généralement résisté à ce type de changements.

SALAIRE MINIMUM

Il faut s’attendre à une hausse du salaire minimum, qui était de 507 000 $ US dans les Ligues majeures la saison dernière. Un joueur des ligues mineures qui fait partie d’une formation de 40 joueurs dans les majeures pour une deuxième saison doit empocher au moins 82 700 $, et 41 400$ pour une première saison.

PARTAGE DES REVENUS

Les parties ont discuté de changements aux règles concernant le partage des revenus, ce qui inclut une clause de disqualification de marché qui a empêché les deux équipes de New York, les Dodgers de Los Angeles, les Braves d’Atlanta, les Red Sox de Boston, les Astros de Houston, les Phillies de Philadelphie, les Giants de San Francisco, les Rangers du Texas, les Blue Jays de Toronto et les Nationals de Washington d’y avoir accès en 2016.

ARBITRAGE SALARIAL

Selon la convention actuelle, les joueurs des 22 premiers pour cent de ceux qui comptent au moins deux années de service et moins de trois, ainsi que ceux qui ont au moins trois ans d’ancienneté, mais moins de six, ont droit à l’arbitrage salarial. Des changements au chapitre de l’admissibilité n’ont pas été abordés.

TABAC À MÂCHER

Les propriétaires ont discuté d’une interdiction de l’utilisation du tabac à mâcher durant les matchs. Le syndicat a résisté, et a plaidé que le tabac à mâcher était légal et qu’il s’agissait d’un choix personnel. Dans la dernière convention, le syndicat avait accepté que les joueurs ne transportent plus de tabac dans leur poche arrière lorsque les partisans sont dans le stade. Les joueurs n’ont également pas le droit de mâcher du tabac durant les entrevues d’avant et d’après-match.

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