La Presse canadienne Didier Drogba

Les autorités britanniques ont critiqué des façons de procéder de la fondation de Didier Drogba, tout en assurant qu’il n’y avait ni fraude, ni corruption dans cet organisme.

Dans un rapport publié jeudi, la Commission des oeuvres de charité a conclu qu’il y avait un manque de distinction entre les activités de la Didier Drogba Foundation, enregistrée au Royaume-Uni, et la Fondation Didier Drogba, qui oeuvre en Côte d’Ivoire, notamment à la construction d’un hôpital à Abidjan. «L’impression a été donnée que la fondation anglaise avait financé des activités de la fondation de Côte-d’Ivoire, ce qui n’est clairement pas le cas», indique le rapport de la commission.

Parmi les écueils relevés par la commission, les dépenses pour trois fêtes somptueuses tenues à Londres ont été inscrites comme des «activités des charité» plutôt que comme «coûts reliés à une collecte de fonds». «Nous avons trouvé que cela était trompeur pour les donneurs potentiels, puisque la fondation n’avait pas encore dépensé d’argent pour des activités des charité», est-il souligné.

En effet, l’argent qui devait être transféré à la Fondation Didier Drogba pour la construction de l’hôpital ne l’a pas été pour des raisons d’instabilité politique en Côte d’Ivoire. Toutefois, note la commission, il n’y a pas de trace que cela a été expliqué aux donateurs potentiels. De plus, cet argent était dans un compte courant, plutôt qu’investi afin de le faire fructifier, ce qui va à l’encontre des règles régissant les fondations au Royaume-Uni.

Finalement, deux des administrateurs résident à l’extérieur du Royaume-Uni, ce qui «soulève des questions sur leur capacité à remplir leurs devoirs légaux».

Malgré ces nombreux problèmes de gouvernance, l’enquête de sept mois de la Commission des oeuvres de charité a permis d’écarter tout soupçon de fraude ou de corruption. «Nous avons confirmé que les fonds n’ont pas été mal dépensés», indique le rapport, qui a débouché sur une série de recommandations pour la fondation, notamment de mieux distinguer les activités anglaises des activités ivoiriennes.

«Je suis satisfait que cela soutienne la version que nous avons exposée depuis le début, à savoir que les accusations du Daily Mail en avril sont totalement fausses», a indiqué le footballeur dans un communiqué.

C’est en effet un article de ce journal qui a lancé l’enquête. Des journalistes avaient indiqué que 500 000€ avaient servi à financer des bals à Londres et que très peu de fonds amassés en Angleterre avaient finalement été transférés en Afrique.

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