Dak Prescott s’est avéré toute une révélation et toute une consolation pour le propriétaire des Cowboys de Dallas Jerry Jones.

Avec la blessure subie par Tony Rmo pendant le camp d’entraînement, tous les plans des Cowboys, qui voulaient faciliter la transition de l’ex-porte-couleurs de Mississippi State, ont été bousillés.

Maintenant, Prescott, sélectionné avec le 135e choix au total au quatrième tour, tentera de devenir le premier quart à remporter le Super Bowl à sa première campagne.

Les autes clubs de la Nationale comptent sur des quarts expérimentés, qui pourraient bien contrecarrer ses plans, y compris Matt Ryan et les Falcons d’Atlanta, qui ont aussi un laissez-passer pour la première semaine éliminatoire.

La pièce de résistance de ce week-end des meilleurs deuxièmes sera présentée dimanche, alors qu’Aaron Rodgers et les Packers de Green Bays accueilleront Eli Manning et les Giants de New York. Samedi, Matthew Stafford et les Lions de Detroit rendront visite à Russell Wilson et les Seahawks de Seattle.

Voici les forces et faiblesses des équipes en présence dans la Nationale:

1. Cowboys de Dallas (13-3)

Dernier championnat: Super Bowl XXX, 27-17 contre les Steelers de Pittsburgh, 28 janvier 1996.

Prescott et Elliott doivent poursuivre sur leur lancée et ne pas ressentir la pression des éliminatoires. L’entraîneur-chef, Jason Garrett, s’est servi du dernier match de la saison pour permettre à Romo de chasser la rouille, juste au cas. Bien que plusieurs équipes prenant part au tournoi hivernal ont des points d’interrogation au poste de quart, les Cowboys ont de la profondeur.

Mais si les recrues tombent à court de magie à compter de maintenant, les Cowboys peuvent oublier ça. Surtout si la défense des Cowboys permet à l’un des meilleurs passeurs de la Nationale le temps de mettre en pièce leur tertiaire, qui n’a pas intercepté beaucoup de ballons au cours des deux dernières saisons.

2. Falcons d’Atlanta (11-5)

Aucun championnat; ont perdu le Super Bowl XXXIII 33-19 aux mains des Broncos de Denver, le 31 janvier 1999.

Ils comptent sur une attaque exceptionnellement bien équilibrée, avec beaucoup de profondeur. Ryan a établi une marque d’équipe avec 38 passes de touché à 13 cibles différentes, un record de la NFL. Taylor Gabriel, Justin Hardy et Aldrick Robinson peuvent procurer de gros jeux derrière les deux receveurs étoiles Julio Jones et Mohamed Sanu.

Mais pour faire contrepoids à leurs 540 points — un sommet dans le circuit — leur défense n’est pas à point. Même si les jeunes Keanu Neal, Deion Jones et Vic Beasley l’ont transformée, que fera-t-elle contre Green Bay ou Dallas?

3. Seahawks de Seattle (10-5-1)

Dernier championnat: Super Bowl XLVIII, 43-8 contre Denver, 2 février 2014.

Les Seahawks constituent une équipe expérimentée, qui a remporté au moins un match éliminatoire au cours des trois dernières campagnes. Wilson demeure un fabricant de jeu hors pair, qui peut créer à partir de rien et leur défense fait partie de l’élite de la NFL. Leur victoire en Nouvelle-Angleterre en novembre a prouvé qu’ils pouvent gagner n’importe où, n’importe quand.

Ils accèdent par contre aux éliminatoires d’une bien drôle de façon. Leur jeu au sol est aux abonnés absents depuis un mois et leur défense n’est plus la même depuis que le demi de sûreté Earl Thomas s’est fracturé une jambe le mois dernier. La perte de Tyler Lockett est lourde autant en attaque qu’au sein des unités spéciales.

4. Packers de Green Bay (10-6)

Dernier championnat: Super Bowl XLV, 31-25 contre les Steelers, 6 février 2011.

Rodgers joue du football inspiré. Quand il se met en marche, les Packers semblent impossibles à arrêter, capables de se construire d’impressionnantes avances, ou encore de venir de l’arrière, peu importe le retard à combler. En 2014, après un départ de 1-2, il avait dit aux partisans de se calmer. Cette saison, avec les Packers à 4-6, il a dit qu’il croyait que le vent allait tourner et que le club gagnerait ses six derniers matchs.

Par contre, la défense des Packers est toutefois amochée, surtout chez les demis de coin. Et si l’attaque n’a pas commis d’erreur notable au cours de la séquence heureuse du club, elle ne compte pas sur un porteur de ballon de premier plan. Les Packers pourraient avoir à soutenir le rythme de matchs à haut pointage s’ils veulent aller loin.

5. Giants de New York (11-5)

Dernier championnat: Super Bowl XLVI, 21-17 contre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, 5 février 2012.

Les Giants n’ont alloué que 17,75 points par match, la meilleure moyenne de la Nationale et la deuxième de la ligue derrière les Pats (14,06). Dans trois de leurs quatre derniers matchs, ce sont 10 points ou moins qu’ils ont accordés. Au cours des 11 dernières rencontres du calendrier, ce sont 16 points par rencontre en moyenne qu’ils ont concédés.

Mais si les Giants s’appliquent tant en défense, c’est que leur attaque est mauvaise. Elle vient au 25e rang du circuit. Seuls les Texans de Houston (29e) viennent après eux dans les clubs qualifiés. Les Giants n’ont jamais marqué 30 points cette saison et n’ont pas marqué 20 points depuis le 27 novembre, contre les pauvres Browns.

6. Lions de Detroit (9-7)

Aucun championnat; aucune participation au Super Bowl.

Stafford livre la marchandise dans les moments-clés. Le tout premier choix du repêchage de 2009 est le premier quart à mener huit poussées victorieuses au quatrième quart depuis la fusion de 1970. Il éprouve toutefois des ennuis avec une blessure à un doigt de la main droite depuis quelques semaines.

Comme bien des équipes par contre, les Lions ont du mal à produire de bons jeunes joueurs de ligne, et leur ligne offensive le démontre bien: Stafford a été rejoint derrière sa ligne de mêlée 37 fois, un sommet dans la NFL cette saison. Leur jeu au sol est pour ainsi dire inexistant: il vient au 30e rang de la NFL.

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