Natacha Pisarenko Natacha Pisarenko / The Associated Press

ZURICH — La FIFA élargira le format de la Coupe du monde à 48 équipes, ajoutant 16 pays supplémentaires au tournoi de 2026 qui sera probablement organisé en Amérique du Nord.

Le plan privilégié du président Gianni Infantino — avec une première phase de 16 groupes de trois équipes dont les deux premiers accéderont aux seizièmes de finale — a été approuvé à l’unanimité par le conseil de la FIFA.

Cette réforme s’inscrit dans la foulée d’une promesse électorale d’Infantino d’une Coupe du monde élargie qui devrait aider à financer les augmentations promises aux 211 fédérations membres de la FIFA.

Avec 80 matchs au lieu de 64, la FIFA prévoit l’équivalent d’un milliard $ US de revenus supplémentaires selon les taux actuels des ententes de télédiffusion et de commandites, plus la vente des billets, comparativement aux 5,5 milliards $ prévus pour la Coupe du monde 2018 en Russie.

La FIFA projette un bénéfice de 640 millions $ en dépit de certaines dépenses supplémentaires de fonctionnement et des bourses remises aux équipes.

Les six continents de la FIFA devraient apprendre en mai combien de places supplémentaires ils auront.

«Aucune promesse n’a été faite, a déclaré Infantino. La seule chose sûre est que, évidemment, avec 48 équipes tout le monde aura un peu plus que ce qu’ils ont aujourd’hui.»

L’UEFA désire que 16 équipes européennes participent au tournoi, qui devrait être présenté en Amérique du Nord. La région de la CONCACAF n’a pas accueilli la Coupe du monde depuis le tournoi de 1994 aux États-Unis.

Les dirigeants du soccer américain, canadien et mexicain ont eu des entretiens informels au sujet d’une co-organisation.

Les membres de la FIFA sont censés choisir l’hôte de la compétition en mai 2020, et il pourrait y avoir peu de compétition dans un processus que Infantino souhaite être «à toute épreuve» afin de respecter toutes les règles d’intégrité.

Baisse de niveau

L’Afrique et l’Asie pourraient être les gagnantes d’une Coupe du monde élargie avec jusqu’à neuf places chacune. Ils avaient seulement cinq et quatre équipes, respectivement, lors de la Coupe du monde 2014 au Brésil.

Pourtant, la FIFA a expliqué qu’elle s’attend à une baisse du niveau de football par rapport au format de 32 équipes en vigueur pour les deux prochaines Coupes du monde en Russie et au Qatar.

La «qualité absolue» du jeu, définie par des équipes de haut rang s’affrontant le plus souvent, est atteint avec 32 équipes, a reconnu la FIFA dans un document d’informations envoyé aux membres le mois dernier. Elle a effectué 10 000 simulations de tournoi pour parvenir à cette conclusion.

Toutefois, Infantino veut créer la ferveur et des mois d’anticipation parmi les 16 nations supplémentaires qui seraient qualifiées, certains probablement pour leur première Coupe du monde. La FIFA a fait allusion au Costa Rica, au Pays de Galles et à l’Islande comme des exemples d’équipes qui ont surpassé les attentes lors de récents tournois.

La FIFA doit rompre avec la tradition du soccer pour aller de l’avant avec son nouveau format car le plan original de 48 équipes — avec une formule à 48 qui prévoyait 16 qualifiés et un barrage d’un match entre 32 équipes pour en qualifier 16 autres — était impopulaire.

Dans la formule retenue inédite, les deux premiers des 16 groupes de trois sont qualifiés pour des seizièmes de finale. Cela laisse toutefois une équipe inactive pour les derniers matchs de groupes et pourrait entraîner de la collusion entre les deux autres équipes.

La FIFA a précisé qu’elle pourrait se prémunir contre le trucage des résultats en introduisant des tirs de barrage après des matchs de groupes.

Infantino a déclaré qu’une décision pourrait attendre jusqu’en 2024 pour finaliser les règlements de la compétition.

Malgré les 16 matchs supplémentaires, la FIFA estime que le nombre de stades nécessaires demeurera aux 12 sites utilisés par le Brésil et la Russie. Cependant, le besoin de sites d’entraînement et d’hôtels supplémentaires signifient que les pays développés seraient mieux à même de gagner l’organisation de futures compétitions.

L’Amérique du Nord est grandement favorite pour 2026 parce que les pays européens et asiatiques sont bloqués par une règle de la FIFA excluant les continents qui ont accueilli l’un ou l’autre des deux tournois précédents. La Russie accueillera la Coupe du monde l’année prochaine et le Qatar en 2022.

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