DARRYL DYCK DARRYL DYCK / La Presse Canadienne

VANCOUVER — À cette étape de sa troisième saison dans la LNH, Bo Horvat a une très bonne idée de ce qui l’attend après chaque match.

Le centre a quelques minutes pour décompresser, puis il rencontre les médias. Ensuite un entraînement ou un repas et quelque part dans la routine, il va aussi recevoir un texto. Son père Tim a écouté le match à la maison, en Ontario, et il y va de commentaires francs.

«Il offre son opinion, a dit Horvat avec le sourire. Parfois vous n’aimez pas ça. Parfois vous choisissez de ne pas répondre. Mais plus souvent qu’autrement, c’est du positif.»

Tim Horvat ne trouve sûrement pas grand-chose de décevant dans la campagne de son fils de 21 ans, meilleur buteur et pointeur des Canucks, avec 15 buts et 33 points.

Membre du quatrième trio en début de saison, il est désormais un élément essentiel. Quand on l’a repêché neuvième il y a quatre ans, plusieurs voyaient en lui un as de l’échec-avant avec du potentiel à l’attaque – bref, un joueur bien correct, mais pas exceptionnel. Horvat avait d’autres choses en tête.

«Je n’étais pas satisfait sur le troisième trio. Je trouve que personne ne devrait l’être, dit Horvat, un natif de Rodney, entre London et Detroit. Tout le monde devrait en vouloir plus et agir en conséquence, y mettre les efforts.»

Horvat a gagné la confiance de l’entraîneur Willie Desjardins, qui lui confie du temps de glace en avantage numérique. Il a aussi développé une belle chimie avec Sven Baertschi, un compagnon de trio.

«Comme entraîneur, c’est important de ne pas fixer de limites aux gars, mentionne Desjardins. On ne dit pas: ‘Bo peut juste faire telle ou telle chose’.»

Le défenseur Luca Sbisa fait remarquer à quel point Horvat a raffiné son coup de patin depuis ses débuts dans la ligue à 19 ans, en 2014-15.

«Il y en a encore qui sous-estiment sa vitesse, relate Sbisa. Il échappe à bien des gars. Il joue en puissance, il a un bon gabarit et de très bonnes mains. Il a beaucoup de cordes à son arc. C’est plaisant de le voir se développer.»

Horvat a été le seul représentant des Canucks au match des étoiles, à la fin janvier.

«J’ai réalisé que j’avais mérité ma place, dit Horvat, un athlète de six pieds et 223 livres. J’ai travaillé fort pour y arriver.»

Les Canucks ont perdu trois matches de suite mais avant ça, trois victoires en quatre rencontres ont permis au club de revenir dans la course aux séries. Ils se trouvent à cinq points de la deuxième place additionnelle, tout en étant parmi ceux qui ont joué le moins souvent.

Un voyage de six matches à l’étranger pourrait être déterminant. Le séjour va débuter mardi soir, à Nashville.

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