BARCELONE, Espagne — Le pilote brésilien Felipe Massa a reconnu qu’il serait sorti de sa retraite de toute manière s’il avait reçu un coup de fil du grand patron de Mercedes, Toto Wolff, pour lui offrir un volant aux côtés de Lewis Hamilton en 2017.

C’est plutôt son ex-coéquipier chez Williams, Valterri Bottas, qui a hérité du poste laissé vacant à la suite du départ à la retraite de l’Allemand Nico Rosberg. Ce dernier, qui a remporté le championnat du monde de Formule 1 en 2016, était d’ailleurs de passage dans les paddocks du circuit de Catalunya pour assister aux essais hivernaux, mercredi.

«C’est certain que j’aurais écouté, parce qu’on ne peut refuser une telle opportunité, a-t-il admis candidement. C’est déjà assez clair qu’ils (Mercedes) seront l’équipe à battre cette saison encore. Mais je suis satisfait d’où je me trouve en ce moment.»

Invité à commenter le processus qui l’a mené à accepter l’offre de la patronne de Williams, Claire Williams, le Brésilien âgé de 35 ans a souligné que tout s’était déroulé très rapidement, à compter du moment où Bottas avait décidé de déménager ses pénates avec Mercedes.

«Je croyais que ma carrière était terminée, a-t-il d’abord évoqué. Je n’avais jamais vu un pilote connaître une si belle fin de carrière — les festivités après la course au Brésil, et même celle d’Abu Dhabi. Mais on ne sait jamais. Si quelqu’un voulait m’offrir un volant, alors j’étais prêt à écouter. J’ai lu les journaux. Et ça s’est produit, deux jours après le ‘party’ de Noël de l’équipe.»

À ce moment-là, Claire Williams lui aurait envoyé un texto afin de sonder son intérêt pour sortir de sa — brève — retraite et prolonger pour quelques temps sa carrière en F1.

«C’est là que je lui au répondu: ‘Je crois que nous devons discuter’. Elle m’a donc immédiatement contacté, puis j’ai pris l’avion vers l’Angleterre pour m’asseoir avec elle et discuter de nombreux enjeux. Ce fut une longue conversation. Puis il m’a fallu quelques jours pour être 100% certain de vouloir revenir, mais en fin de compte j’ai suivi mon cœur et l’avis de ma famille.»

Par la suite, le principal intéressé a dû rapidement faire connaissance avec son nouveau coéquipier, le Québécois Lance Stroll, une recrue en F1. Lorsqu’un membre des médias lui a demandé s’il voyait son rôle cette saison comme étant celui d’un mentor, Massa a grimacé.

«Nous sommes des coéquipiers, mais c’est certain que je veux être devant lui, a-t-il confié. Ceci étant dit, ça ne m’empêchera pas de lui transmettre de l’information, surtout si ça peut lui permettre de progresser.»

De son côté, Stroll a mentionné qu’il avait peut-être été mal compris lorsqu’il avait déclaré plus tôt cet hiver que Massa allait être son mentor cette saison.

«Je sais que j’ai déjà dit ça, mais ce n’est pas ce que j’avais en tête. Il (Massa) est ici pour rouler et faire les meilleurs résultats possibles, a-t-il mentionné. Sauf qu’il a de l’expérience, et je peux tirer des leçons en écoutant et en regardant comment il se comporte lors des ‘briefings’. Et ce qui est bien, c’est qu’il comprend que nous travaillons pour l’équipe, et qu’il ne s’agit pas d’une guerre entre nous.»

Moins de dépassements et d’arrêts aux puits?
Massa a profité de sa première rencontre officielle avec les membres médias à Barcelone pour aborder l’enjeu des nouveaux règlements.

D’importants changements concernant la taille et la masse des châssis, ainsi que les dimensions des ailerons et des pneus (plus larges qu’en 2016) ont été adoptés afin d’augmenter l’appui aérodynamique des monoplaces, de manière à les rendre plus «agressives» et plus rapides.

Depuis lundi, Massa et le pilote Mercedes Lewis Hamilton répètent à qui veut l’entendre qu’ils estiment qu’il y aura moins de dépassements et d’arrêts aux puits cette saison.

«Les nouveaux règlements rendent la conduite beaucoup plus intéressante pour le pilote, mais pour le spectacle? Je ne sais pas, a évoqué le vétéran. Je suis certain que ce sera plus difficile de dépasser (que l’an dernier). Le problème, c’est que lorsqu’on est à la poursuite d’une voiture et qu’on s’approche d’elle, on perd de la force G et par le fait même de l’adhérence. Il pourrait donc y avoir plus de contacts, et plus d’accidents.»

«Je crois très certainement que nous connaîtrons davantage de courses avec un seul arrêt aux puits, parce que les pneus se dégraderont moins. C’est mon opinion, mais je peux me tromper», a renchéri Hamilton en entrevue à la chaîne Sky Sports plus tôt cette semaine.

Une chose est certaine, les réponses viendront bien assez vite lors du premier Grand Prix de la saison à Melbourne, en Australie, le 26 mars.

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