Paul Chiasson Paul Chiasson / La Presse Canadienne

MONTRÉAL — P.K. Subban est heureux à Nashville.

L’équipe a recommencé à gagner depuis quelques semaines et elle se retrouve en bonne position dans la course aux séries — et il s’habitue à sa nouvelle vie, qui n’est pas si différente de celle qu’il avait à Montréal.

En fait, Subban, qui a été échangé aux Predators le 29 juin dernier en retour de Shea Weber, regrette une seule chose de son séjour avec le Canadien.

«J’avais fait la promesse aux partisans, à l’organisation et à mes coéquipiers, de ramener la coupe Stanley à Montréal, a dit Subban. Vous connaissez tous ma relation avec Carey Price. Nous parlions souvent de notre désir de gagner la coupe Stanley avec le Canadien. Je pense que nous étions dans la bonne direction. Nous avons participé deux fois à la finale de l’Association Est en six ans. Nous étions proches. Mais la direction a décidé d’aller dans une autre direction.»

Subban a participé à une conférence de presse, mercredi, quelques heures après avoir reçu un accueil triomphal à l’Hôpital de Montréal pour enfants, où le gouverneur général du Canada, David Johnston, lui a décerné la croix du service méritoire.

À quelques heures de son premier duel contre son ancienne formation, Subban était toujours aussi souriant et détendu devant les caméras et il n’a pas hésité à lancer quelques blagues quand il a été questionné sur sa transition de Montréal à Nashville, l’été dernier.

«Je me suis rendu à l’âge de 27 ans sans avoir d’enfants — à ce que je sache —, a-t-il déclaré en rigolant. Je n’avais pas de famille à déménager. Ma famille ici était composée des partisans, d’amis, de mes coéquipiers. C’était ça qui était le plus difficile à quitter. Et j’avais un engagement auprès de l’hôpital, un engagement à vie que j’espérais compléter en faisant toujours partie du Canadien.

«C’est à ce niveau-là que j’ai dû m’ajuster. Sinon, je suis un gars positif et peu importe ce que la vie va me lancer, une balle courbe, une balle tombante ou une balle rapide, je vais m’élancer.»

Si l’on peut penser que Subban profite d’une vie un peu plus normale à Nashville qu’à Montréal, où il était toujours sous les projecteurs, le principal intéressé a noté qu’il était aussi reconnu à Nashville, mais que les gens étaient plus discrets avec lui.

«Quand je fais mon épicerie, il y a des gens qui vont me dire ‘bonjour’ ou me dire ‘bon match’, a-t-il raconté. Mais il y a aussi beaucoup de grosses pointures de la musique country qui habitent là-bas, comme Keith Urban, et les gens ne les dérangent pas. C’est un peu différent d’ici. Les gens ne veulent pas déranger les vedettes, ils veulent qu’elles se sentent à l’aise.»

Et ce qu’il préfère de sa nouvelle ville d’accueil?

«Je trouvais que les femmes étaient belles à Montréal, mais il y en a aussi de très belles à Nashville, a-t-il déclaré en éclatant de rire. La température est plus clémente et la nourriture est très bonne. Je suis d’ailleurs surpris d’être capable de garder la forme, malgré leur gastronomie.

«C’est une ville de musique et de divertissement, alors c’est très agréable d’y vivre.»

Subban a aussi admis avoir gardé contact avec quelques membres du Canadien et des amis montréalais. Il a également reconnu qu’il était impossible pour lui de ne pas être au courant de tout ce qui se passait avec son ancienne formation.

Il a dû revenir sur le congédiement de l’entraîneur Michel Therrien, il y a quelques semaines.

«Tous les entraîneurs sont différents et je suis certain que je vais jouer sous les ordres de plusieurs autres entraîneurs d’ici la fin de ma carrière, a mentionné Subban, qui a aussi évolué sous Jacques Martin et Randy Cunneyworth pendant son séjour à Montréal. Quand ma carrière sera terminée, je pourrai analyser qui a été le meilleur. Mais Michel m’a appris beaucoup de choses ici, au sujet du hockey et sur ce que ça veut dire d’être un professionnel. Je lui souhaite la meilleure des chances.»

Subban a admis que la rencontre de jeudi entre les Predators et le Canadien sera spéciale, mais il a ajouté qu’il n’avait pas d’attentes particulières pour le match.

«Je me concentre sur les deux points à gagner, mais j’ai hâte de retrouver les partisans qui m’ont appuyé pendant longtemps, a-t-il noté. Et j’espère voir madame Béliveau.»

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