MONTRÉAL — Après avoir remporté le Championnat du monde de hockey féminin pour la dernière fois en 2012, les joueuses de l’équipe canadienne ont un seul objectif en tête pour le prochain tournoi qui débutera le 31 mars prochain, à Plymouth, au Michigan: la médaille d’or.

Pour les joueuses, le mandat est simple: «Nous voulons ramener la médaille d’or au pays. Ça fait longtemps que nous ne l’avons pas gagnée», a déclaré la défenseuse Lauriane Rougeau en entrevue téléphonique.

L’an dernier, les Américaines avaient mis la main sur le titre mondial, battant les Canadiennes 1-0 en prolongation. Elles ont également été couronnées championnes lors de six des huit dernières éditions du tournoi.

Ce championnat sera d’autant plus significatif pour le Canada, puisqu’il agira comme baromètre en prévision des prochains Jeux olympiques qui se dérouleront à Pyeongchang en 2018.

Ce sera l’occasion pour Hockey Canada de se mesurer aux meilleures équipes internationales et d’évaluer les derniers éléments qui seront nécessaires à la préparation de l’équipe pour la prochaine année.

«C’est sûr que c’est un tournoi très important pour se mesurer aux autres équipes, mais aussi à l’interne, pour les filles qui compétitionnent pour un poste au sein de l’équipe olympique, a expliqué la joueuse de 26 ans. Dans les deux sens, c’est un championnat très important.»

Les Canadiennes tenteront de bâtir sur les succès qu’elles ont connus en 2016-2017. En décembre, elles ont remporté la série de deux matchs contre les États-Unis qui avait pour but d’aider les deux formations dans leur préparation en vue du Championnat mondial.

Gagnante de la coupe Clarkson avec les Canadiennes de Montréal au début du mois de mars, Rougeau entend utiliser ce moment unique pour aspirer aux grands honneurs avec l’équipe nationale.

«J’étais vraiment contente de pouvoir soulever la coupe Clarkson et maintenant qu’on passe au Championnat du monde, j’aimerais ça pouvoir soulever aussi cette coupe-là au début du mois d’avril.»

La formation canadienne se dirigera dès jeudi vers Leamington en Ontario où se tiendra son camp préparatoire. Les 23 joueuses auront l’occasion de se réunir et mettront tous les efforts en place pour se préparer en vue du défi de taille qui les attendra la semaine prochaine.

Parmi les 23 joueuses qui composent la formation, 13 d’entre elles sont médaillées d’or des Jeux olympiques de Sotchi.

«Nous avons quatre nouvelles joueuses, mais nous avons beaucoup de vétérans. Nous avons un très bon groupe de joueuses, ça fait longtemps que nous jouons ensemble. Je suis très excitée», a ajouté la défenseuse.

En principe, les Canadiennes doivent amorcer le tournoi contre les États-Unis, le 31 mars. Toutefois, il est possible que les Américaines ne participent pas au Championnat du monde puisqu’elles ont annoncé, mercredi dernier, qu’elles boycotteraient le tournoi si des progrès significatifs n’étaient pas réalisés dans les négociations entre elles et USA Hockey.

Les joueuses souhaitent parapher une entente avec l’organisation qui «comprend une compensation adéquate» pour les joueuses et demandent à ce que USA Hockey les rémunère durant les trois autres années qui couvrent le cycle olympique. L’organisation a fait valoir cependant que son mandat n’inclut pas d’employer des joueuses.

«C’est certain que nous aimerions pouvoir les affronter, mais nous respectons leur décision et nous espèrons que ça prendra un tournant positif très bientôt, a mentionné celle qui fait partie du comité composé de cinq joueuses qui veille aux intérêts des hockeyeuses canadiennes. Je pense que le fait qu’elles aient mis leur pied par terre a fait connaître davantage le hockey féminin sur la scène internationale. Je suis certaine que les filles veulent jouer au hockey.»

Rougeau a par ailleurs indiqué que les négociations avec Hockey Canada vont bon train.

Peu de Québécoises présentes

On aura rarement vu aussi peu de joueuses québécoises au sein de l’équipe nationale lors d’un tournoi d’envergure comme celui-ci. En 2013, la filière québécoise comptait cinq joueuses, tandis qu’en 2015 et en 2016, elle en comptait respectivement quatre et trois au sein de la formation. Cette année, seules l’attaquante vedette Marie-Philip Poulin et Rougeau font partie du lot.

«Je ne pense pas qu’il y a un manque d’intérêt [de la part des joueuses québécoises], a affirmé celle qui fait partie de l’équipe nationale depuis 2012. Le hockey féminin prend de plus en plus d’ampleur. Les joueuses de partout au Canada s’améliorent, alors c’est sûr qu’on doit se regarder un peu et qu’on doit continuer à aider la relève. Je pense que le plus difficile c’est d’amener les filles à faire la transition du Québec au programme national des moins de 18 ans.»

Pour Rougeau, il s’agit de continuer de travailler avec la relève pour les aider à percer avec l’équipe nationale.

Un rôle différent pour Caroline Ouellette

Pour la première fois de sa carrière, la quadruple médaillée d’or olympique, Caroline Ouellette, agira en tant qu’entraîneuse adjointe de l’équipe canadienne. Après avoir contribué aux succès de l’équipe sur la glace, elle poursuivra le tout derrière le banc.

«Je suis très contente pour elle, s’est exclamée Rougeau. C’est une personne qui est très passionnée par le hockey, qui a beaucoup d’expérience alors je crois qu’elle nous amènera le bagage nécessaire en tant que joueuse, qui amènera un aspect différent au sein de l’équipe d’entraîneur.»

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