Getty Images Max Pacioretty

Les séries sont toujours une occasion de constater que le monde du sport est un monde à part.

Un monde où des médias d’ordinaire sérieux estiment qu’il est normal d’avoir un parti pris pour une équipe jusqu’à composer des chansons en son honneur. Un monde aussi où on se fait croire que de composer des chansons en l’honneur d’une équipe aura un impact sur ladite équipe.

Un monde qui ne croit habituellement pas à l’astrologie, mais qui n’a aucun problème à nous bombarder de statistiques retardées, le pendant facile à comprendre des statistiques avancées. Canadien a gagné 9 de ses 12 troisièmes matchs en séries «mina-toires» dans l’histoire contre les Rangers. Ah, OK.

Un monde où on peut comparer l’enthousiasme des joueurs à celui de son épouse à qui on a prêté notre carte de crédit. Surtout, un monde où c’est une métaphore que les gens comprennent.

Un monde où on peut parler du jeu en deçà des attentes de Max Pacioretty pendant deux jours, et où on trouve qu’on n’a pas tant fait le tour que ça de la question.

Bref, c’est un autre monde, mais c’est un monde merveilleux qui nous permet d’oublier la Troisième Guerre mondiale, le salaire des dirigeants de Bombardier et la terrible chicane entre Pierre Lapointe et Martine St-Clair.

Juste pour ça, merci à Canadien.

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