BUFFALO, N.Y. — Même s’il a critiqué la culture qui régnait au sein de l’organisation des Sabres de Buffalo sous le régime précédent, le propriétaire Terry Pegula a pris le blâme et juré vendredi de s’impliquer davantage pour remettre l’équipe dans la bonne voie.

L’homme d’affaires a rencontré les médias au lendemain des congédiements du directeur général Tim Murray et de l’entraîneur-chef Dan Bylsma. Pour Pegula, la première étape consistera à superviser le processus d’embauche de leurs successeurs.

«Je suis le premier responsable, a dit Pegula. Nous sommes insatisfaits de notre saison, et il n’y a pas d’excuse.»

Après avoir souligné qu’il sera à la recherche d’un directeur général expérimenté, Pegula a martelé qu’il manquait certains éléments pour relancer sa concession.

«Notre organisation a besoin de plus de discipline, de structure et de communication. C’est de cette façon qu’on obtient du succès, a-t-il noté. Nous devons nous améliorer sur ces aspects-là pour l’avenir.»

Pegula a dit regretter de ne pas avoir été impliqué davantage dans les décisions qui ont mené à l’arrivée de Murray en janvier 2014 et de Bylsma en mai 2015.

Murray, qui a été pendant longtemps un dépisteur, n’avait aucune expérience à titre de directeur général dans la LNH. Il avait été embauché à la suite du congédiement de l’ex-président des Sabres Pat LaFontaine en janvier 2014. Et Murray a retenu les services de Bylsma en mai 2015, après avoir essuyé le refus de Mike Babcock, l’ex-entraîneur des Red Wings de Detroit qui est maintenant derrière le banc des Maple Leafs de Toronto.

Pegula ébauche encore sa liste de candidats potentiels, et il a mentionné que la structure de gestion de l’équipe sera adaptée à la philosophie du prochain directeur général.

Pour l’instant, ça ne veut pas dire d’embaucher plus de gestionnaires, comme un président aux opérations hockey — un poste qui existe chez d’autres équipes du circuit Bettman.

La clé, selon Pegula, sera de créer une équipe de gestion collaborative, ce qui manquait cruellement chez les Sabres à l’époque de Murray.

«Il doit y avoir du leadership partout au sein de l’organisation, sur la patinoire, a-t-il évoqué. Et il doit y avoir de la discipline, un environnement structuré où tout le monde sait ce que l’autre fait, et tout le monde doit être ouvert à la discussion. C’est comme ça qu’on a du succès.»

Murray avait critiqué Bylsma la semaine dernière en déclarant que le travail de l’entraîneur consistait à passer plus de temps à discuter avec les joueurs et moins à analyser de la vidéo. Dans les coulisses, les joueurs se plaignaient de la philosophie trop rigide de Bylsma, tout en reconnaissant qu’ils devaient être plus responsables.

Parmi les candidats potentiels au poste de directeur général se trouvent l’ex-directeur général des Kings de Los Angeles Dean Lombardi, Dave Nonis, qui est présentement conseiller chez les Ducks d’Anaheim, et l’adjoint au directeur général des Blackhawks de Chicago Norm Mciver.

Lombardi semble pour l’instant être le favori en raison de son expérience et des liens qui unissent les Sabres à USA Hockey.

Le grand ménage s’est produit après que Pegula et sa femme Kim eurent rencontré Murray, Bylsma et les joueurs des Sabres. Il s’est produit moins de deux semaines après que les Sabres eurent présenté un dossier de 33-37-12 et terminé au dernier rang de la section Atlantique — et au 26e dans la LNH.

«J’étais ici et j’avais dit aux partisans des Sabres de Buffalo que la raison de notre existence était de gagner la coupe Stanley, a dit Pegula, en faisant référence à la déclaration qu’il avait faite pendant la conférence de presse annonçant qu’il devenait propriétaire de la concession. C’est encore vrai aujourd’hui. Une équipe gagne la coupe Stanley. Nous nous attendions à beaucoup plus cette saison.»

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