COLUMBUS, Ohio — Les Blue Jackets de Columbus, choisis par plusieurs pour croupir au dernier rang de la section Métropolitaine avant le début de la saison, ont connu un palpitant parcours qui les a menés jusqu’en séries éliminatoires de la Coupe Stanley.

Leur saison s’est cependant terminée en cinq matchs au premier tour de l’Association Est contre les champions en titre, les Penguins de Pittsburgh, les empêchant du même coup de gagner une première série dans l’histoire de la concession. Dans l’entourage de l’équipe, on sent toutefois une effervescence inhabituelle.

L’ascension des Blue Jackets cette saison était aussi inattendue que l’effondrement de l’an dernier, après que le président de l’équipe John Davidson et le directeur général Jarmo Kekalainen eurent déclaré qu’ils étaient confiants d’être parvenus à assembler un club bâti pour les séries éliminatoires. Un peu de malchance, dont les nombreuses blessures au gardien étoile Sergei Bobrovsky, a malheureusement retardé l’éclosion.

Cette année, les Blue Jackets ont établi des records de concession avec 50 victoires et 108 points de classement. Au passage, ils ont même connu une séquence de 16 victoires — la deuxième plus longue de l’histoire du circuit Bettman.

Le noyau des Blue Jackets devrait demeurer intact, puisque Brandon Dubinsky, Brandon Saad et Nick Foligno disposent tous de contrats qui arriveront à échéance en 2020. La plupart des autres joueurs ont des ententes qui seront en vigueur au moins jusqu’à la fin de la prochaine campagne. Le défenseur âgé de 19 ans Zach Werenski s’est révélé une belle surprise cette saison. Werenski est finaliste au trophée Calder, remis à la recrue par excellence de la LNH.

«J’aime beaucoup de choses à propos de notre club, a admis l’entraîneur-chef John Tortorella. Nous devons panser nos blessures et tirer des leçons de cette série (contre les Penguins). Pour être franc avec vous, j’ai déjà hâte d’être de retour au boulot avec eux. Je suis fier d’eux.»

Ça n’a pas pris de temps avant que Tortorella ne change la culture de l’organisation et mette l’emphase sur le travail acharné, l’importance du moment présent et la nécessité de garder son sang-froid. Gagne tes batailles, gagne la période, gagne le match. Oublie le reste.

Tortorella, qui est reconnu pour avoir la mèche courte, a mis de l’eau dans son vin cette saison, alors que ses protégés ont adopté son approche axée sur la vitesse, l’échec-avant et la créativité. Il a encore la langue bien pendue, comme il l’a démontré à quelques reprises cette saison, mais les joueurs croient qu’il a trouvé le ton juste. Et, faut-il le rappeler, ça aide de gagner des matchs.

‘Torts’ devrait donc être à la barre de l’équipe de l’Ohio pour un bon moment encore. Et, sans s’en cacher, les Blue Jackets seront beaucoup plus intéressants avec lui.

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