Certains propriétaires d’équipes de la LNH sont flamboyants, aiment s’ingérer dans les opérations courantes de l’équipe et n’hésitent pas à dépenser. D’autres préfèrent laisser leur équipe faire parler d’elle par son rendement sur la glace.

Dans cette nouvelle capsule hebdomadaire consacrée au centenaire de la LNH, La Presse canadienne jette un regard sur cinq propriétaires — passé et actuels — qui n’ont pas laissé indifférents.

HAROLD BALLARD

Unique, flamboyant, combatif, vulgaire et coloré, voilà autant de termes qui pourraient être employés pour décrire l’ancien propriétaire des Maple Leafs de Toronto.

Ballard, qui a souvent assisté aux matchs de son équipe au Maple Leaf Gardens de sa loge privée enchâssée dans un mur, tout juste au-dessus des gradins inférieurs, est devenu l’un des copropriétaires de l’équipe en 1962.

Les Maple Leafs ont connu du succès pendant les quelques saisons qui ont suivi, mais son règne à titre de propriétaire unique a été marqué par de piètres résultats sur la glace, beaucoup de démagogie et des luttes intestines à l’extérieur de la patinoire.

«Lorsque mon équipe ou mon aréna se trouvent en première page, je ne fais que mon travail», avait-il déjà dit.

Ballard est décédé en 1990 à l’âge de 86 ans.

TED LEONSIS

Leonsis s’est forgé tout un curriculum vitae depuis qu’il a obtenu son diplôme de l’Université Georgetown en 1977.

Il est le fondateur, président, propriétaire et directeur exécutif de la société qui possède et opère les Capitals de Washington et plusieurs autres équipes professionnelles dans la capitale des États-Unis.

Leonsis, qui a passé 14 ans à titre de dirigeant chez AOL, est aussi un producteur cinématographique lauréat d’un prix Emmy, un philanthrope et un auteur. Il est également un ancien maire d’une ville de la Floride, a contribué à la création d’un jeu de société et a fondé six magazines portant sur les ordinateurs personnels.

Originaire de Brooklyn, Leonsis garde le contact avec les amateurs grâce à son blogue, nommé «Ted’s Take».

JAMES DOLAN

Dolan est un personnage pour le moins controversé à New York, à titre de propriétaire des Rangers et des Knicks, dans la NBA.

Il ne craint pas de verser des salaires astronomiques à des joueurs, mais de nombreux amateurs n’hésitent pas à mettre en doute la logique de quelques-unes de ses décisions.

Toutes ces dépenses n’ont pas rapporté de championnats sur la glace ou sur le court de basketball.

Les Rangers n’ont pas gagné la coupe Stanley depuis 1994 tandis que les Knicks n’ont franchi le premier tour des séries éliminatoires qu’une seule fois depuis 2000.

DARYL KATZ

Katz s’affaire à revamper le centre-ville d’Edmonton et il a bien amorcé ce travail à la suite de l’ouverture, l’an dernier, d’un spectaculaire aréna de 18 550 sièges.

Avec la présence de la jeune super-vedette Connor McDavid, l’équipe de hockey de Katz a repris des couleurs après dix ans sans participer aux séries éliminatoires.

Katz, qui reste à l’arrière-plan, a fait sa fortune dans le domaine pharmaceutique et est devenu propriétaire des Oilers en 2008.

Selon le magazine Forbes, l’avoir net de Katz s’élève à environ 2,8 milliards $.

CHARLES WANG

Wang a fait sourciller bien des observateurs pendant son règne de 16 ans comme propriétaire des Islanders de New York.

Parmi les décisions qu’il a prises, la plus étrange est sans doute celle qui a fait passer Garth Snow de gardien réserviste à directeur général, en 2006, et l’octroi d’un contrat de 15 saisons au gardien Rick DiPietro plus tard cette même année.

Avec Wang comme propriétaire, les Islanders n’ont gagné qu’une seule ronde éliminatoire. Il a été incapable d’obtenir une restructuration du site où se trouvait l’aréna de l’équipe et les Islanders ont plus tard déménagé à Brooklyn.

Jon Ledecky et Scott Malkin sont devenus les propriétaires de l’équipe l’été dernier tandis que Wang a conservé une part minoritaire.

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