Graham Hughes Graham Hughes / La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Personne ne fait de cachettes chez l’Impact, la formation montréalaise est toujours à la recherche d’une performance complète.

Le meilleur match de l’équipe a été une victoire de 1-0 à Washington, il y a deux semaines, mais les membres de l’équipe n’en parlent pas comme d’un match référence. L’Impact a plutôt l’habitude de présenter deux visages cette saison — l’un discret et peu confiant, l’autre agressif ne craignant pas de commettre des erreurs.

«Notre plus gros problème, c’est la constance, a admis le capitaine Patrice Bernier plus tôt cette semaine. Nous sommes comme deux équipes différentes lors des matchs. Nous devons jouer avec la confiance que nous allons exécuter les jeux. Il ne faut pas avoir peur de l’autre équipe. Nous devons imposer le style ‘Impact’. Et l’Impact n’est pas l’affaire d’un seul joueur. Nous devons être prêts à nous battre et démontrer nos forces.»

L’Impact se retrouve en queue de peloton au classement de l’Association Est avec un dossier de 2-4-4. La MLS est reconnue comme une ligue où l’avantage du terrain joue un rôle crucial. L’Impact a pourtant une fiche de 1-2-1 devant ses partisans. La formation montréalaise aura l’occasion de corriger le tir au cours des prochaines semaines.

Même si le Bleu-blanc-noir a encaissé un revers de 3-2 face au Crew de Columbus, samedi dernier, au stade Saputo, Bernier demeure optimiste de voir son équipe atteindre des eaux moins tumultueuses pendant son premier séjour à domicile de la campagne.

L’Impact accueillera les Timbers de Portland, samedi, puis les Red Bulls de New York, le 3 juin. Entre les deux rencontres, la formation montréalaise disputera aussi une série aller-retour face aux Whitecaps de Vancouver dans le cadre des demi-finales du Championnat canadien.

«Nous avons une séquence à domicile et c’est une ligue où vous marquez la majorité de vos points chez vous, a rappelé Bernier. Nous devons dicter le tempo au stade Saputo. Il faut jouer avec la poitrine bombée.

«Avec la qualité de joueurs que nous avons ici, nous ne devrions pas avoir d’inquiétudes. Avec les matchs contre Portland et les Red Bulls et le Championnat canadien, nous avons l’occasion parfaite de retrouver nos repères.»

Samedi dernier, face au Crew, l’Impact a démontré son bon visage en deuxième demie, effaçant un retard de deux buts avant d’encaisser un filet crève-coeur pendant les arrêts de jeu. Les solutions sont venues après l’entrée de Bernier, en relève à Adrian Arregui au retour de la pause.

L’entraîneur-chef de l’Impact, Mauro Biello, a reconnu que le changement tactique s’était avéré payant. Nous pourrions donc être en mesure d’anticiper une formation semblable face aux Timbers, samedi.

«Nous avons fait quelques ajustements. Et dans le 4-3-3, Ballou (Jean-Yves) Tabla et Nacho (Ignacio Piatti) ont joué un peu plus à l’intérieur, a expliqué Biello. Blerim (Dzemaili) et Pat jouaient plus bas et nous avons fait preuve de plus d’initiative.

Si plusieurs anticipaient que l’arrivée du nouveau joueur désigné Dzemaili allait signifier une réduction de la charge de travail de Bernier, les deux hommes pourraient finalement plutôt collaborer en milieu de terrain.

«C’est une possibilité puisque ç’a bien fonctionné en deuxième demie, a noté Bernier. Ç’a libéré Blerim et j’avais aussi de l’espace. Hernan (Bernardello) semblait aussi plus à l’aise devant notre défensive dans un rôle de distributeur.

«On verra. Par contre, le 4-2-3-1 n’est pas bien appliqué, donc c’est normal qu’il paraisse mal.»

Le vent semblait sur le point de tourner dans le camp montréalais avant le revers contre le Crew. L’équipe venait de signer une victoire à l’étranger et l’arrivée de Dzemaili insufflait une nouvelle énergie au groupe. Après une autre défaite, Biello demeurait confiant de voir l’équipe mettre enfin son mauvais début de saison derrière elle.

«Ce n’est pas comme si nous perdions 3-0 ou 4-0, a-t-il rappelé. Ce sont des matchs qui se décident à la toute fin. Nous devons améliorer des petites choses qui, quand elles s’accumulent, créent des gros problèmes.

«Mais nous allons éventuellement connaître un match où tout va tomber en place. Ça va se produire quand tout le monde va tirer dans la même direction, quand tout le monde va y croire et que nous allons tous accepter nos responsabilités dans chaque situation. Les problèmes ne vont pas se corriger si nous ne nous remontons pas les manches.»

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