Mario Beauregard | Métro

MONTRÉAL — Le Triathlon international de Montréal passera aux ligues majeures pour sa deuxième édition, puisqu’elle sera l’une des neuf épreuves inscrites au calendrier des Séries mondiales de l’Union internationale de triathlon (ITU).

L’organisation montréalaise et la fédération internationale ont convenu d’un pacte de trois ans, qui assure la présentation d’une épreuve au plus haut niveau de compétition — mis à part les Jeux olympiques — à Montréal jusqu’en 2019, a souligné son président et directeur général du Triathlon international de Montréal, Patrice Brunet.

Comme l’an dernier, l’épreuve montréalaise sera présentée le premier week-end du mois d’août, soit les 5 et 6, et comportera un volet amateur et un volet professionnel. Son accession aux Séries mondiales lui garantit d’ailleurs que les 10 meilleurs triathloniens féminins et masculins participeront à l’épreuve télédiffusée en direct dans plusieurs pays du globe.

C’est aussi la première fois dans l’histoire de l’ITU qu’un pays comptera sur deux épreuves au calendrier des Séries mondiales: Edmonton accueillera l’élite mondiale une semaine plus tôt.

«La fédération internationale voulait rapprocher les deux courses afin que les athlètes s’inscrivent à celles-ci, a noté Brunet au sujet des seules épreuves présentées sur le continent américain. Ce qu’on constate cependant, surtout chez les triathloniens européens, c’est que plusieurs ne s’inscrivent qu’à l’épreuve montréalaise.»

Brunet a été contacté dès l’an dernier par l’ITU afin que son épreuve fasse partie des Séries mondiales. Comme Montréal était déjà dans la mire de l’ITU, l’épreuve de 2016 a servi de test, de toute évidence concluant.

«Les gens de l’ITU avaient constaté de quelle façon nous organisions notre première édition et ils nous avaient laissés entendre que si tout se passait bien, on pourrait passer aux Séries mondiales, a affirmé Brunet. On s’y attendait un peu, mais dès le lendemain, j’ai reçu un courriel de l’ITU qui nous demandait si on pouvait passer en Séries mondiales. Nous devions répondre rapidement, puisqu’ils étaient déjà en train de confectionner le calendrier 2017. On a eu beaucoup de soutien de la part de l’équipe du maire (Denis) Coderre à la ville de Montréal et de la part du gouvernement du Québec pour pouvoir passer à un autre niveau.»

L’ITU a particulièrement apprécié la configuration urbaine du parcours montréalais, dont l’épreuve se déroule en plein Vieux-Montréal. La fédération internationale souhaite que la plupart de ses épreuves soient maintenant disputées en plein coeur des villes hôtesses.

«Le parcours de Montréal est extraordinaire, et ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les gens de l’ITU et les athlètes de pointe, a indiqué le p.d.g. (…) C’est certain que nous aurions pu, comme à Abu Dhabi, tenir l’événement sur le circuit Gilles-Villeneuve de l’île Notre-Dame, mais ce n’est pas la vision qu’a l’ITU pour le développement du sport. La fédération souhaite des circuits urbains, comme lors des Mondiaux 2015 de Chicago ou l’épreuve des Séries mondiales de Hambourg, en Allemagne, qui attire quelque 11 000 participants.»

Pour sa part, la jeune triathlonienne retraitée Sarah-Anne Brault agira à titre de porte-parole de l’événement, qui souhaite attirer 1500 triathloniens amateurs en 2017 après en avoir accueilli 1000 l’an dernier. Celle qui a pris part aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro et qui est montée deux fois sur le podium en Coupes du monde de l’ITU croit que la réputation de l’épreuve montréalaise pourra être suffisante pour attirer les plus gros noms de la discipline.

«Et il ne faut pas oublier que le plateau sera déjà en Amérique du Nord à la suite de l’étape d’Edmonton, a-t-elle noté. Ceux qui étaient ici l’an dernier — l’épreuve avait eu lieu en même temps que les Jeux de Rio — ont bien apprécié le parcours et ça s’est discuté entre les athlètes.»

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