Darren Calabrese Darren Calabrese / La Presse Canadienne

PITTSBURGH — L’illustre Scotty Bowman a remporté plus d’une fois la coupe Stanley de façon consécutive comme entraîneur. Il se demande si rester champions de la LNH est encore une chose réaliste.

«On ne verra pas ça souvent, dit l’homme de 83 ans, jadis aux commandes de neuf équipes ayant tout raflé. C’est devenu plus dur, ça ne fait aucun doute.»

Il croit que le plafond salarial et la parité en découlant ont rendu bien plus difficile de soulever le trophée deux ans d’affilée.

Bowman était derrière le banc avec Detroit quand l’exploit s’est concrétisé le plus récemment, en 1997 et 1998. Il pilotait les Penguins de Mario Lemieux quand ceux-ci ont complété un doublé en 1992. Et avant ça, il a été l’entraîneur du Tricolore lors des quatre conquêtes de suite à compter de 1975-76.

«Les temps ont changé et le plafond salarial est probablement le facteur majeur, ajoute Mark Messier, un membre du Panthéon qui a gagné la coupe avec les Oilers en 1984, 1985, 1987 et 1988, parmi six triomphes au total. Ça affecte comment se bâtissent les équipes.»

Ayant brièvement fait partie de la haute direction des Rangers de New York, Messier a vu qu’il est déjà assez difficile d’assembler un seul club champion. Et qu’en tenant compte de la limite des salaires, il est presque impossible de garder le groupe intact.

Les Blackhawks de Chicago en sont un exemple, eux qui ont laissé tomber des éléments de soutien après avoir gagné la coupe en 2010, 2013 et 2015.

Pittsburgh a maintenu le noyau du printemps dernier bien que Kristopher Letang, un défenseur de premier plan, ait subi une blessure mettant un terme à sa campagne. Mais Bowman fait remarquer qu’après le championnat de 2009, il a fallu bien du temps avant de retrouver autant de succès.

«Quand trois ou quatre gars empochent un très gros montant, c’est dur de garder une équipe intacte», résume Bowman, désormais conseiller senior avec les Hawks, dont le directeur général est son fils Stan.

Bowman dit que par contre les Penguins ont développé des joueurs de talents pour épauler Sidney Crosby et compagnie, citant en exemple le gardien Matt Murray.

Gagnant de la coupe en 2009 et 2016, Crosby est davantage en mesure de saisir l’ampleur du défi.

«Je pense que je le réalisais déjà mais en passant par là, ça montre vraiment à quel point c’est ardu, a dit Crosby. Il faut avoir des rebonds favorables et de la chance à certains moments.»

Les Predators sont la 16e formation à atteindre la finale depuis le lock-out de 2005-06. Une ligue plus équilibrée rend la saison régulière plus exigeante, rappelle Messier.

«Vous devez tirer le maximum de votre équipe juste pour atteindre les séries, a dit l’ancien capitaine des Oilers. Et une fois rendus, il y a deux mois de hockey extrêmement exigeant, physiquement et mentalement. Avoir le talent de s’y rendre et recharger les batteries, tout en évitant les blessures et les malchances, c’est devenu très difficile.»

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