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MONTRÉAL — L’effet P.K. Subban continue de se faire sentir à Montréal et même Guy Lafleur n’y est pas indifférent, au point de penser que l’ancien défenseur du Canadien est devenu un élément de distraction chez les Penguins de Pittsburgh.

C’est du moins ce qu’il a laissé sous-entendre lors d’une mêlée de presse qui a suivi la présentation des Prix d’excellence et du Mérite qui portent son nom, lundi au Centre Bell.

«J’ai hâte de voir le match de ce soir, a d’abord déclaré Lafleur, en parlant du quatrième rendez-vous de la finale entre les Predators de Nashville et les Penguins. Je pense que P.K. essaie de jouer dans la tête de tous les joueurs des Penguins, et ça semble marcher jusqu’à maintenant, a ajouté Lafleur en rigolant.

«Je crois que les Penguins ont une meilleure équipe, mais si P.K. gagne la Coupe, tant mieux pour lui. Ils (les Predators) vont l’avoir méritée.»

Subban a de nouveau su attirer l’attention des médias après la victoire des Predators lors de la troisième rencontre, samedi, en affirmant que Sidney Crosby lui avait dit, dans le feu de l’action, qu’il avait mauvaise haleine. Si la sortie de l’excentrique défenseur en a fait sourire plus d’un, elle n’a pas semblé impressionner Lafleur.

«C’est du mémérage, de l’enfantillage, on essaie de déconcentrer l’adversaire. À notre époque, les gars se détestaient tellement, on ne se parlait. Seulement nos yeux parlaient», a lancé l’ancienne légende du Canadien.

Il reste que Subban continue de polariser toute l’attention des journalistes et des amateurs, et Lafleur ne se gêne pas pour dire que les façons de faire du défenseur auraient mal cadré avec celles qui prévalaient à l’époque où le «Démon blond» et le Canadien dominaient la LNH dans les années 70.

«De la bouffonnerie, on en avait à l’occasion, mais ce n’était pas exagéré comme ça!», a-t-il notamment déclaré.

Par contre, Lafleur constate que Subban se trouve dans un environnement où il est à l’aise.

«Ce fut un bon échange pour P.K., ce fut un bon échange pour Nashville et nous, en retour, on a Shea Weber. Et c’est bon pour le Canadien aussi, a fait remarquer Lafleur, en parlant de la désormais célèbre transaction du 29 juin 2016.

«P.K. est à la bonne place. Il vend le hockey, et c’est bon pour lui et c’est bon pour la ligue.»

Mais pour tout le bien qu’a pu apporter Subban aux Predators, Lafleur n’ira pas jusqu’à affirmer que le portrait aurait été différent si l’échange n’avait pas été conclu.

«Les Predators auraient connu autant de succès avec lui, a affirmé Lafleur, au sujet de Weber.

«À ce que je sache, P.K. n’a pas marqué 50 buts! Il a participé aux succès de l’équipe comme il l’a fait avec le Canadien dans le temps. Si Shea Weber était resté avec les Predators, ils seraient en finale aussi.»

Des buts

Une mêlée de presse avec Guy Lafleur ne pouvait pas avoir lieu sans qu’il soit invité à donner son opinion sur la dernière saison du Canadien. Et son bilan se résume à un aspect de l’équipe.

«Pour gagner des matchs, il faut que tu marques des buts. Tu as beau avoir le meilleur gardien dans la Ligue nationale, si tu ne marques pas, tu ne gagneras pas. Aussi, quand tu arrives dans les séries éliminatoires (…), c’est en équipe que tu te rends loin. Ce que je crois vraiment, c’est que les gros joueurs du Canadien n’ont pas marqué durant les séries éliminatoires, et c’est l’une des raisons pourquoi ils ne se sont pas rendus loin.»

Comme c’est maintenant devenu une coutume depuis 1985, l’ancienne gloire du Tricolore a présenté les Prix d’excellence et le Mérite Guy-Lafleur à des étudiants s’étant mis en évidence tant sur les plans sportifs qu’académiques.

Les lauréats pour 2016-2017 sont Nathan Chiarlitti (hockey universitaire, Redmen de l’Université McGill), Antoine Samuel (hockey junior, Drakkar de Baie-Comeau) et Philippe Forcier (hockey collégial, Dragons du Collège Laflèche).

«C’est toujours un privilège et un grand honneur d’être associé à ce trophée, surtout que ça vient en aide financièrement à plusieurs athlètes qui poursuivent le hockey et les études en même temps. On n’avait pas ça à notre époque, mais aujourd’hui, les jeunes sont choyés. Mais ils prennent tous les moyens nécessaires pour réussir», a tenu à déclarer Lafleur.

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