MONTRÉAL — Devant déjà se frotter aux meneurs de l’Association Ouest, c’est sans plusieurs de ses meilleurs éléments que l’Impact de Montréal devra se débrouiller contre le Sporting Kansas City, samedi.

Oubliez les défenseurs Ambroise Oyongo (Cameroun) et Laurent Ciman (Belgique), les milieux de terrain Blerim Dzemaili (Suisse) et Patrice Bernier (Canada) ou l’attaquant Anthony Jackson-Hamel (Canada): ils ont tous été rappelés par leur équipe nationale respective. Même les réservistes Maxime Crépeau et Wandrille Lefèvre seront absents, eux qui s’entraîneront plutôt avec l’équipe canadienne à Montréal.

Connaissant ses premiers bons moments de la saison grâce à trois victoires à ses quatre dernières sorties, l’Impact (4-4-4) aura donc fort à faire pour garder le vent dans ses voiles face au Sporting (7-4-4).

«Le sport de haut niveau est bâti sur les opportunités, a mentionné l’entraîneur adjoint de l’Impact Wilfried Nancy un peu plus tôt cette semaine. Il y a des joueurs qui vont jouer samedi qui auront l’occasion de s’exprimer.

«Les principes demeurent les mêmes, mais les émotions sont différentes parce qu’il y a une envie de bien faire. À l’entraînement, nous tentons chaque jour de mettre les joueurs en confiance pour qu’ils fassent les bonnes choses quand ils sont appelés sur le terrain.»

Nancy a également noté que le Sporting devra aussi faire avec son lot d’absents internationaux. Le capitaine Matt Besler et le défenseur Graham Zusi ont été rappelés par l’équipe américaine, tandis que l’attaquant Soony Saad est parti rejoindre l’équipe du Liban pour les qualifications de la Coupe d’Asie. Le réserviste Tyler Pasher est aussi à Montréal avec l’équipe canadienne.

«Il est plus difficile d’anticiper les formations, a reconnu Nancy. Mais l’identité de Kansas City est claire et nette. Peu importe leur effectif, ils vont jouer de la même façon et nous savons à quoi nous attendre.

«C’est une équipe qui applique beaucoup de pression et qui est capable de garder le ballon tout en verticalisant le jeu le plus souvent possible. Ce sera à nous de profiter de l’opposition de styles pour les déséquilibrer.»

Le Sporting a un dossier à domicile de 6-0-1 depuis le début de la campagne et le Children’s Mercy Park est un des stades les plus hostiles pour les équipes adverses à travers la MLS.

«À Kansas City, contre une bonne équipe, une équipe qui applique de la pression, et dans un stade rempli, c’est une occasion de grandir un peu», a noté le défenseur de l’Impact Chris Duvall.

«C’est frénétique, a déclaré Duvall quand on lui a demandé de parler de l’ambiance lors des matchs à Kansas City. Nous allons devoir être calmes et ne rien laisser nous déranger. Leurs partisans sont bruyants et intenses. L’équipe semble se nourrir de l’énergie des partisans pour appliquer de la pression. Mais si nous gardons notre sang-froid, nous allons pouvoir appliquer nos principes de jeu.»

Même s’il n’a que deux jeux blancs au compteur cette saison, l’Impact pourrait jouer de prudence et «stationner l’autobus» face au Sporting, tout en espérant peut-être marquer un but en contre-attaque. Dans les circonstances, un verdict nul de 0-0 serait probablement satisfaisant pour Mauro Biello.

L’entraîneur-chef de l’Impact a d’ailleurs travaillé sur une formation plus défensive avec cinq arrières pendant la semaine à l’entraînement.

«Je pense que les équipes sont toujours un peu plus prudentes à l’étranger, peu importe le personnel disponible, a expliqué Duvall.

«Il n’y a jamais de bons moments pour perdre des gars comme Lolo (Ciman) et Blerim. Mais c’est une occasion de voir d’autres joueurs démontrer leurs qualités.»

Question d’inspirer ses joueurs, Biello pourra dépoussiérer les bandes vidéos du duel du 5 mai 2012, quand l’Impact avait surpris le Sporting 2-0 pour signer sa première victoire à l’étranger en MLS, alors que l’équipe n’avait que cinq joueurs sur le banc. La formation montréalaise a également gagné 2-1 à Kansas City la saison suivante et elle présente un dossier de 2-3-0 au Missouri.

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