John Gibbons aurait pu se joindre aux Blue Jays plus de deux décennies avant son arrivée dans l’organisation, s’il avait fait une meilleure première impression.

Toronto a jeté un coup d’oeil en sa direction en 1980, quand il était un receveur de 17 ans à l’école secondaire MacArthur, à San Antonio.

Voulant explorer son potentiel, les Blue Jays ont envoyé le dépisteur Al LaMacchia au Texas, à l’approche du repêchage des majeures cette année-là.

Mais Gibbons, qui n’était pas au courant des fonctions de LaMacchia, n’a pas vraiment impressionné le recruteur.

«Je recevais des balles dans l’enclos, et je demandais bien qui était ce vieux bonhomme assis là à ne rien faire, s’est rappelé Gibbons avec un sourire. Après que le lanceur ait terminé, le gars vient à ma rencontre et me dit, ‘jeune homme, savez-vous combien de balles vous avez échappées?’. Je lui dit que je ne les comptais pas, et il me répond ‘cinq ou six. C’est trop’.»

Les Jays avaient le deuxième choix en 1980. Ils ont choisi Gary Harris, un arrêt-court de San Diego, qui n’a pas joué au-delà du AA.

Gibbons a été repêché 24e par les Mets, qui en étaient à leur troisième choix de la première ronde. Ils ont misé sur Darryl Strawberry au premier rang, puis sur Billy Beane au 23e.

Beane et Strawberry n’ont pas joint les rangs des New-Yorkais dans l’immédiat, se faisant attendre avant de soutirer de gros bonis à la signature: 125 000 $ du côté de Beane, 210 000 $ pour Strawberry.

Gibbons, craignant que les Mets retirent leur offre de 45 000 $, n’a pas été aussi patient. Il a signé trois jours après le repêchage, laissant tomber une bourse pour jouer avec l’Université du Texas. C’est le recruteur Jim Hughes qui s’est rendu à son domicile.

«Moi et mon père, nous ne savions pas ce que nous faisions, a dit Gibbons, rieur. Il a dit que 45 000 $ était le mieux qu’il pouvait faire, puis il a quitté. J’ai dit à mon père, ‘je ne suis pas sûr qu’ils me veuillent vraiment. Je ferais mieux d’accepter’. J’ai appelé Hughes et je lui ai dit que pour 55 000 $, j’étais prêt à signer. Il est revenu tout de suite.

«Plus tard, j’ai parlé à Beane et Strawberry. Eux aussi se sont vus offerts 45 000 $ au début, mais ils ont tenu leur bout pendant plus d’un mois. J’ai ensuite jasé avec le gars choisi après moi; ils lui ont proposé 45 000 $, il a obtenu 90 000 $. C’est ce qui arrive quand vous êtes trop pressé – trop pressé et stupide.»

Beaucoup de choses ont changé depuis 1980 au niveau des bonis pour les joueurs.

Le 24e choix de 2016, l’arrêt-court Hudson Sanchez, a récolté un million $ des Padres de San Diego. Le premier choix, le voltigeur Mickey Moniak, a obtenu pas moins de 6,1 M $ des Phillies de Philadelphie.

Le premier choix des Blue Jays l’an dernier, le lanceur T.J. Zeuch, 21e, s’est enrichi de plus de deux millions $.

Les Jays auront deux sélections au premier tour cette année (22e et 28e). Le repêchage va se dérouler de lundi à mercredi. Toronto a 8,23 M $ à consacrer aux espoirs.

Gibbons a dépensé une partie de son boni de 1980 sur une Datsun 280ZX, puis il s’est rapporté au Tennessee pour jouer avec les Mets de Kingsport, en Ligue des Appalaches.

Il a passé 11 ans dans les rangs mineurs avec les Mets, Dodgers, Rangers et Phillies, puis il a fait de courts séjours dans les ligues majeures avec les Mets: neuf matches en 1984, huit matches en 1986.

Gibbons dit que ç’a toujours été difficile de prédire qui allait réussir ou non dans les grandes ligues. Sept des 26 choix de première ronde de 1980 n’ont jamais atteint les majeures, mais trois sont devenus des joueurs étoiles: Strawberry, Kelly Gruber et Glenn Wilson.

«Ç’a été une bonne année, mentionne Gibbons. Il y avait de très bons joueurs dans le groupe.»

D’autres comme Terry Francona, Rick Renteria et Gibbons sont devenus mieux connus comme gérants.

Gibbons s’est joint à Toronto comme receveur dans l’enclos en 2002. Il est devenu instructeur au premier coussin plus tard cette année-là, avant d’être nommé gérant en 2004. Il a eu le poste jusqu’en 2008, puis on l’a réembauché en novembre 2012.

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