Ryan Remiorz Ryan Remiorz / La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Devant son public, Lance Stroll espérait offrir un coup d’éclat et accéder à la dernière phase de la séance de qualifications du Grand Prix du Canada de Formule 1. Un mauvais choix stratégique l’aura finalement éliminé après les 15 premières minutes de la séance.

Le jeune pilote de l’écurie Williams ne cachait donc pas sa déception après s’être contenté du 17e rang (1:14,209).

Il était pourtant confiant en début de journée. Vendredi, il avait expliqué avoir fait le choix de préserver ses deux trains de gommes ultra-tendres, jugées plus performantes sur le circuit Gilles-Villeneuve, pour le lendemain.

«Je suis allé en piste dès le début de la séance cet après-midi et je roulais 12e, 13e avec mon premier train de pneus», a expliqué la recrue de 18 ans à un petit groupe de journalistes réunis dans l’aire d’hospitalité de l’écurie Williams deux heures après la fin de la séance.

«Nous avons décidé de rester en piste pendant que les autres qui sont entrés aux puits pour changer de pneus ont commencé à améliorer leur chrono pendant que j’étais incapable d’améliorer le mien. C’est facile à dire après coup, mais je pense que j’aurais pu faire un meilleur temps vers la fin de la Q1 avec des pneus neufs. À mes deux derniers tours, la piste était vraiment bonne.»

S’agit-il d’un mauvais choix du pilote ou de l’équipe? Stroll a voulu ménager la chèvre et le chou dans sa réponse.

«Mon ingénieur m’a posé la question au sujet de mes pneus et j’ai dit que je pense que ça s’améliore. Mais j’ai aussi dit: « c’est à toi de prendre la décision ». L’équipe a décidé que je reste en piste. C’est un peu ça la F1, il n’est pas facile de tout le temps prendre la bonne décision.»

Stroll, qui est toujours en quête de son premier point au championnat, n’aura donc pas la tâche facile en s’élançant d’aussi loin (17e sur 20) sur la grille de départ.

«Il faudra essayer quelque chose d’un peu unique et différent en course. Surtout que cette année, il est très difficile de dépasser en F1, même si c’est un peu mieux ici à Montréal. On a souvent droit à une course assez intense ici. Alors, on ne sait jamais. Je vais faire ma course et voir ce qui se passe.»

Pas sous pression

En six courses jusqu’ici cette saison, Stroll a rallié l’arrivée d’une course seulement deux fois et son meilleur résultat demeure une 11e place au Grand Prix de Russie. Malgré tout, il refuse de dire qu’il commence à ressentir la pression du résultat, surtout que son coéquipier Felipe Massa fait belle figure — il s’est qualifié septième, samedi.

«Il ne faut pas penser à la pression d’un résultat, mais il faut plutôt se concentrer sur ce qu’il me faut faire pour obtenir des résultats. Je sais dans quelle direction il me faut aller et je sais que ça prend du temps et de l’expérience.

«Je ne peux pas me comparer avec un gars qui a une expérience de 15 ans en F1. Il connaît la voiture. Il est à l’aise. Pour moi c’est nouveau, je dois adapter mon style de pilotage. Ça va venir, je n’en doute pas. Il y a des moments cette année où j’ai bien fait. Et avec l’expérience, ça va venir plus souvent.»

Devenu l’an dernier le plus jeune champion de Formule 3 de l’histoire, Stroll est reconnu pour être compétitif. Et ses débuts plutôt modestes en F1 n’ont pas altéré sa détermination.

«Tu n’es pas en course automobile pour faire de la figuration. Je fais de mon mieux présentement. La saison est encore longue. Nous n’en sommes qu’à la septième course, il en reste encore 13. C’est un marathon, pas un sprint. On a vu plein de pilotes dans le passé qui ont connu un mauvais début de championnat et ils se sont très bien repris en deuxième moitié.»

Stroll a aussi noté que l’écart est très serré en milieu du peloton, où souvent cinq dixièmes de seconde départagent huit à neuf pilotes.

«Il faut juste travailler encore plus fort pour mieux faire.»

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