Les joueurs des Penguins de Pittsburgh savouraient la gloire de leur première coupe Stanley depuis 2009 à ce stade l’année dernière, mais Kristopher Letang avait déjà le sentiment que Sidney Crosby était déjà en quête de futurs exploits.

Crosby était impatient de reprendre l’entraînement en vue de la Coupe du monde de hockey, et il estimait également que les Penguins avaient ce qu’il faut pour répéter leur conquête de la coupe.

«Dans tous les détails, ce qu’il veut accomplir, c’est assez incroyable», a déclaré avec admiration Letang, son coéquipier de longue date, plus tôt ce mois-ci.

Crosby a complété une étonnante et inédite séquence de succès ces deux dernières années — peut-être la plus impressionnante d’une carrière qui le destine depuis longtemps au Temple de la renommée.

L’entraîneur-chef des Penguins, Mike Sullivan, a révélé que Crosby méritait d’être nommé parmi les plus grands et qu’il était «sans doute» le meilleur joueur de sa génération, mais ce débat est depuis longtemps réglé. Il détient une longueur d’avance sur tout le monde.

«La carrière d’un joueur est courte et je m’estime chanceux. Mais je sais aussi à quel point c’est difficile, alors vous voulez faire de votre mieux», a expliqué Crosby.

Au-delà du talent, faire de son mieux semble reposer sur un sens de la compétitivité qui laisse ses coéquipiers, entraîneurs et adversaires stupéfait.

Après avoir vu sa saison prendre fin en avril en raison d’une opération au cou, Letang a déclaré qu’il croyait en la capacité des Penguins de surmonter son absence principalement à cause de Crosby et de sa détermination. Sullivan avait tenu les mêmes propos lorsqu’il a remplacé Mike Johnston derrière le banc des Penguins la saison dernière.

«Je ne crois pas avoir côtoyé un athlète, pas seulement un joueur de hockey, mais un athlète qui est aussi déterminé que Sid», a soutenu Sullivan, qui a joué plus de 700 matchs dans la LNH avant de se retrouver derrière le banc.

Crosby ne laisse rien au hasard que ce soit de bien s’alimenter, de bien s’entraîner et se prendre soin de ses coéquipiers, a ajouté Sullivan.

Il était parmi les quelques joueurs réguliers à se joindre à un entraînement facultatif pendant la finale, estimant que c’était «bénéfique» de sauter sur la patinoire et de manier la rondelle. Peu importe que sa saison ait commencé presque neuf mois plus tôt avec un match préparatoire à la Coupe du monde de hockey.

Un coéquipier d’Équipe Canada et rival dans la LNH, Jonathan Toews, s’est dit étonné du niveau de jeu de Crosby à ce moment-là, l’automne dernier, soit seulement trois mois après la conquête de la coupe et du trophée Conn Smythe.

Un autre coéquipier, Logan Couture, a dit que c’était «plaisant» d’observer de près Crosby et il a vanté sa vision, son jeu avec et sans la rondelle et sa capacité à créer de l’espace.

«Il est vraiment le meilleur joueur au monde», a affirmé Couture.

Jay Bouwmeester a noté que les chiffres seuls ne rendaient pas justice à son talent et Matt Duchesne dit être inspiré par son sens de la compétitivité.

Ses coéquipiers des Penguins ont soutenu la même chose après le cinquième match de la finale contre les Predators lorsque Crosby — dès les 91 premières secondes — a touché le poteau, a fait prendre une pénalité à un adversaire et préparé le premier but lors d’une vitoire de 6-0.

«Il est très inspirant quand il joue de cette façon et atteint un niveau que pas beaucoup d’autres peuvent imiter», a confié le vétéran Matt Cullen.

Sullivan installe les jeunes joueurs à côté de Crosby dans la chambre de l’équipe précisément pour cette raison. Jake Guentzel, l’étoile montante de l’équipe, occupe actuellement la casier directement à gauche de Crosby.

Crosby a complété les éliminatoires avec 27 points en 24 matchs et il est maintenant à égalité au 10e rang de tous les temps avec une moyenne de 1,11 point par match éliminatoire (minimum de 50 matchs). Seulement 18 joueurs ont totalisé plus que ses 164 points en carrière en séries et seulement 19 ont obtenu plus que ses 107 mentions d’aide — tous à une époque où il se marquait davantage de buts.

Crosby présente une moyenne de 1,31 point par match en saison régulière en carrière, et seuls Wayne Gretzky (1,92), Mario Lemieux (1,88), Mike Bossy (1,50) et Bobby Orr (1,39) ont fait mieux que lui.

Son coéquipier Evgeni Malkin est celui qui s’approche le plus au niveau des statistiques, mais les meilleurs comparables actuellement en terme de domination de son sport — en ce qui a trait aux succès personnels et d’équipe — sont LeBron James dans la NBA et Tom Brady dans la NFL.

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