G-Jun Yam G-Jun Yam / The Associated Press

CHICAGO — Maxime Comtois et Antoine Morand partagent un certain nombre de points en commun. Ils sont tous les deux représentés par l’agent Allain Roy et vouent une admiration sans borne pour Sidney Crosby. Surtout, les deux disent avoir connu des moments d’adversité la saison dernière, qu’ils croient avoir tiré de profitables leçons.

Comtois, qui vient de compléter sa deuxième saison avec les Tigres de Victoriaville, est le premier à affirmer qu’il n’a pas répondu aux attentes en 2016-2017 après avoir connu une année recrue remplie de promesses à l’âge de 16 ans.

Lors de cette première saison dans la LHJMQ, l’ailier droit de six pieds deux pouces et 200 livres avait inscrit 60 points, dont 26 buts, en 62 rencontres. Un an plus tard, le patineur originaire de Longueuil a vu sa production réduite à 51 points et 22 buts, tout ça même s’il a participé à deux matchs de plus. Son ratio défensif a également chuté de façon abrupte, passant de plus-4 à moins-7.

«C’était une première pour moi, déclare Comtois en faisant allusion aux moments difficiles qu’il a traversés. Le stress du repêchage, toute la pression, ç’a joué un peu sur ma saison. Je jouais avec un peu moins de confiance qu’à l’habitude. Tous les joueurs vont passer par ce genre de saison, je suis content de l’avoir vécu là, car ça m’a fait grandir.

«J’ai appris sur moi. Au hockey comme dans la vie, ça ne marche pas toujours comme tu le voudrais, et il faut garder sa concentration, suivre le plan et continuer de travailler. Un moment donné, les bonnes choses vont arriver si tu continues de travailler. Ça ne reste pas toujours difficile.»

Les difficultés qu’a connues Comtois ont entraîné une autre glissade, celle-là au classement de la centrale de recrutement de la Ligue nationale de hockey. De 15e espoir à la mi-décembre, il s’est retrouvé au 30e rang lors de la compilation finale, en avril.

En théorie, il pourrait donc être repêché vendredi soir, en première ronde, et il pourrait même se retrouver avec l’équipe de son idole puisque les Penguins de Pittsburgh détenaient, vendredi midi, le 31e et dernier choix du premier tour. Mais il se pourrait aussi que Comtois n’entende son nom que samedi matin, à compter de la deuxième ronde.

Peu importe le scénario final, Comtois ne veut pas trop s’en faire.

«J’ai très bien dormi. J’ai dormi comme une bûche, lance Comtois en souriant. C’est sûr qu’il y a un peu de nervosité, car c’est une grosse journée pour moi et ma famille. Une journée comme aujourd’hui, tu penses à toutes les heures que tu as consacrées pour te rendre ici. Tu penses un peu à tout, au déroulement de la journée.

«Mais le rang, ce n’est qu’un numéro, ajoute-t-il. Quand tu te présentes au camp d’entraînement, ce n’est pas écrit 1ère ou 2e ronde sur ton casque. C’est sûr que ce serait plaisant d’être choisi en première ronde car c’est le ‘show’, la télé. Tu montes sur scène et c’est un moment auquel tu rêves depuis que tu es tout jeune. Peu importe où un joueur est repêché, chacun a sa chance. C’est une étape, et je vais me concentrer pour arriver fin prêt au camp d’entraînement.»

Vive déception

Si Comtois affirme avoir bien dormi jeudi soir, ce fut différent dans le cas d’Antoine Morand.

«Ça roulait dans ma tête et j’ai eu de la difficulté à m’endormir. Je ne sais pas trop à quel rang je pourrais être repêché. J’ai hâte d’avoir mon chandail et que ce soit fini. C’est excitant mais plus la journée avance et plus je ressens le stress», a expliqué le jeune joueur de centre originaire de Mercier.

Contrairement à Comtois, Morand n’a pas glissé au classement de la centrale de recrutement de la LNH, gagnant même un cran, du 54e au 53e rang, après une saison où il a accumulé 74 points et 28 buts en 67 matchs.

Pourtant, de son propre aveu, il a connu un départ ordinaire à sa deuxième saison dans la LHJMQ, qu’il impute en partie au fait qu’il n’a pas réussi à se tailler un poste avec l’équipe canadienne des moins de 18 ans en vue du Tournoi Ivan Hlinka.

«Je m’attendais à faire l’équipe et ç’a été une grande déception quand on m’a dit que j’étais retranché. J’étais vraiment sous le choc. On ne m’a pas vraiment donné de raison et je me suis posé mille et une questions. En début de saison, ensuite, je me suis mis beaucoup de pression et ça ne m’a pas aidé. Après une dizaine de matchs, cette déception est devenue une source de motivation.»

Morand dit avoir tiré une précieuse leçon de ce contre-temps qu’il tente de mettre en application à Chicago, ce week-end.

«En fin de semaine, je ne veux pas avoir d’attentes, pour ne pas être déçu si elles ne se concrétisent pas.»

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