TORONTO — Mercredi, les rumeurs d’une prolongation de contrat de huit saisons de Connor McDavid avec les Oilers d’Edmonton ont commencé à circuler. Le même jour, une autre vedette de la NBA a changé d’équipe.

Contrairement à la NBA, où les joueurs vedettes comme le nouveau garde des Rockets de Houston Chris Paul changent souvent d’adresse, il n’y a pratiquement pas de mouvement parmi les joueurs clés de la LNH, même sur le marché des joueurs autonomes. Le plus gros nom disponible en vue du 1er juillet est celui d’un défenseur offensif qui n’a pris part qu’à un match des étoiles.

McDavid ne deviendrait pas joueur autonome avant 2026 selon les termes dévoilés mercredi. Sidney Crosby, le meilleur joueur des derniers 10 ans dans le circuit Bettman, a toujours huit années à écouler à son pacte de 12 saisons paraphé avec les Penguins de Pittsburgh. Il profiterait donc de l’autonomie en 2025, quand il aura 38 ans.

Les clubs de la LNH ont pour habitude d’offrir rapidement des ententes à long terme à de jeunes vedettes comme Crosby et McDavid, afin qu’ils ne se prévalent pas de l’autonomie complète. Pour les joueurs, ils y gagnent sécurité et contrat à long terme.

Le commissaire adjoint de la LNH, Bill Daly, a déclaré que la ligue n’avait «absolument aucun intérêt» à voir plus de mouvement parmi les étoiles du circuit. Daly admet que cela est bon pour développer un certain engouement, mais il estime qu’il ne s’agit pas du meilleur modèle d’affaires pour les équipes et les partisans, en ce qui concerne la stabilité.

La LNH aurait certainement eu de la difficulté à survivre dans quelques-uns de ses marchés si ses vedettes changeaient d’adresses plus souvent. La ligue, dans sa forme actuelle, a aussi une bien plus grande parité que la NBA, où seulement une poignée d’équipes peuvent vraiment aspirer au championnat.

Mais la ligue se porterait-elle mieux si ses joueurs vedettes passaient par trois ou quatre marchés au cours de leur carrière? Imaginez l’engouement créé si Crosby, McDavid ou Alexander Ovechkin étaient devenus autonomes pendant leurs meilleures années. Cet engouement était palpable l’été dernier, alors que Steven Stamkos a presque profité de l’autonomie complète.

Dans la NBA, il y a des vedettes disponibles à chaque été.

Paul, possiblement le meilleur garde de sa génération, en sera à sa troisième équipe avec les Rockets. L’été dernier, Kevin Durant a quitté le Thunder d’Oklahoma City pour les Warriors de Golden State et deux ans plus tôt, LeBron James a quitté le Heat de Miami pour rejoindre les Cavaliers de Cleveland.

Le joueur autonome qui risque d’être le plus convoité dans la LNH cet été est Kevin Shattenkirk, défenseur offensif de 28 ans. Il n’y a pas vraiment d’autres joueurs étoiles sur le marché, exception faite des joueurs autonomes avec compensation, auxquels les équipes ne font pour ainsi dire jamais d’offre.

Des contrats plus courts dans la NBA — un maximum de cinq ans — font en sorte que les vedettes risquent davantage de se promener dans le circuit, et donc décevoir leurs équipes et leurs partisans.

La LNH a exigé et obtenu des contrats de plus courte durée au cours du dernier lock-out, les ramenant à huit ans au maximum.

«Si vous avez un plafond salarial, qui limite de façon artificielle ce que vous pouvez donner à un joueur au cours d’une année donnée, la seule façon d’en arriver à sa valeur sur le marché est de prolonger le contrat, qui est garanti», a dit le directeur exécutif de l’Association des joueurs de la LNH, quand on lui a demandé d’expliquer les avantages et inconvénients d’avoir des contrats plus courts.

«Si vous diminuez la durée des contrats, ce que vous devez alors possiblement faire est d’accorder une plus grande marge de manoeuvre sur ce que vous pouvez payer. Autrement, vous ne faites que priver les joueurs de l’occasion d’obtenir leur valeur juste.»

Fehr a ajouté que les joueurs allaient considérer la possibilité d’avoir des contrats plus courts lors de la prochaine ronde de négociations. Cela ferait assurément en sorte qu’on verrait plus de mouvement de personnel.

Il est possible que comme les risques de blessures sont plus élevés dans la LNH, ses joueurs soient plus enclins à se tourner vers la sécurité que leurs homologues de la NBA. La plupart d’entre eux ont également démontré beaucoup de loyauté envers leur équipe et, comme Crosby et Stamkos, ont accepté moins d’argent pour le bien de leur club.

Quelques rares exceptions ont tout de même confirmé cette règle: Marian Hossa et Chris Pronger en 2009, Zach Parisé et Ryan Suter en 2012, et Zdeno Chara en 2006. P.K. Subban et Shea Weber ont changé de clans l’an dernier, mais dans une transaction et après que Subban eut accepté une prolongation de huit ans pour demeurer à Montréal.

Tyler Seguin et Phil Kessel ont aussi quitté Boston tôt dans leur carrière, mais c’était avant d’avoir pu profiter de l’autonomie complète.

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